Réponse à certaines questions sur notre diffusion. Faites nous connaître.

Nous sommes souvent interrogés sur la diffusion de nos textes. nous avons déjà répondu dans le passé, mais il est toujours utile de se répéter, surtout lorsque l’on a une démarche atypique voire paradoxale.

Lupus a une diffusion large, que beaucoup de médias aimeraient avoir pour leurs pages spécialisées. Le jumeau, brunobertez.com, fait ses premiers pas.

Nous écrivons pour être lu, mais nous ne recherchons pas la diffusion large de nos articles ou essais.

Nous avons eu l’expérience des médias grand public. En son temps, La Vie Française touchait quasi tous les notables de France, les épargnants, détenteurs de portefeuilles, les citoyens conservateurs etc. La Tribune et les Agefi, France et Suisse, avaient une excellente pénétration auprès de la Finance, des entreprises et de la classe politique.

Hélas, notre expérience et les études de notre défunt ami Jean Marc Lech (et Didier Truchot) nous ont montré que pour diffuser, il fallait banaliser, se mettre à la portée des lecteurs donc affadir les messages.

C’est encore plus vrai pour gagner de la publicité .. il faut donner son c.l. Tout comme pour être soutenu par les grands sponsors du Patronat, il faut s’inscrire dans la pensée dominante.

Il y a une relation inverse entre le contenu informationnel d’un message et sa diffusion potentielle; plus vous appauvrissez le message et plus vous avez un marché potentiel significatif, c’est une loi de la Com. Et puis il faut correspondre aux attentes du public, il aime reconnaître ses idées, ses opinions dans vos textes. Pour diffuser il faut flatter dans le sens du poil.

Il y a une distinction importante à faire entre les médias que nous appelons de diffusion et les médias d’implication ou de prescription. Une parole n’en vaut pas une autre. Vous attachez plus d’importance aux propos de votre médecin qu’à ceux de votre concierge, vous  écoutez la météo plus attentivement que les remarques de votre chauffeur de taxi! Pourquoi? A cause de la compétence, de la crédibilité, du sérieux, de la continuité. Ces gens sont plus responsables, dans leur activité que le commun des mortels. Du moins on l’espère.

Nous sommes du côté de ce que nous appelons des « médias d’implication », nous sommes du côté des spécialistes, nous sommes responsables de ce que nous écrivons. Nous acceptons, bien que nous ne vendions rien , d’être en quelque sorte prescripteurs.

Notre conception n’est pas une conception de l’univers en tissus, à plat ou chaque personne en  vaut une autre- LE PROPOS N’EST PAS POLITIQUE- notre conception est celle d’un réseau pyramidal hiérarchisé avec des noeuds et des sommets  qui assimilent, digèrent et redistribuent de l’information ou de l’opinion.

On dira que c’est une conception élitiste, peut -être, mais nous répétons que ce n’est pas une conception politique, c’est un point de vue opérationnel lié à une réflexion sur ce que l’on appelle la Com: un sujet, une cible n’en vaut pas une autre, certains sont un peu plus égaux que les autres. Nous pensons que le vrai poids d’un média- celui qui veut peser- ne se situe pas dans la quantité de lecteurs, mais dans la qualité de son lectorat: Et dans la capacité de ce lectorat a diffuser, à faire circuler, à implanter des idées. C’est fou le nombre d’idées que nous avons lancées et que nous retrouvons, sans mention de source, mais nous nous en fichons, chez des confrères  journalistes ou journaleux.

Tout cela ne veut pas dire que nous méprisons la diffusion, la propagation, les gains de lecteurs, non, cela signifie que cela ne vous intéresse que si cela reste dans le cadre de notre objectif et de notre motivation.

Pour un travail comme le notre, seule, la recommandation de proximité est utile. Mais elle est aussi indispensable!

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