Nous ne soutenons pas les malversations politiques, où qu’elles se produisent. Nous sommes pour des punitions exemplaires. Nous sommes également pour ce que l’on appelle un suivi des Affaires. Démissionner ne suffit pas, il faut encore que l’instruction suive son cours, que le public soit informé des découvertes et des systèmes qui permettent de tourner la loi et de gruger les citoyens. Vous avez remarqué comme nous la « pratique démocratique » en vigueur aussi bien à droite qu’à gauche: on fait beaucoup de bruit, on organise la démission, et ensuite, on enterre, plus de nouvelles. C’est l’exemple de Cahuzac qui nous vient à l’esprit, mais il y en a des dizaines d’aitres. Or le public a non seulement le droit d’être tenu au courant des découvertes, mais aussi d’être informé des châtiments. Certains sont très doux et constituent des scandales en eux-mêmes; d’autres sont très rigoureux, on se demande bien pourquoi… selon que vous soyez fort et puissant…
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Si nous sommes pour un système propre, nous ne nous faisons pas d’illusion. Notre pratique des affaires et de la politique nous a suffisamment instruit sur les mœurs du milieu, sur les astuces qui permettent non seulement les financements illégaux des partis, mai aussi les subsides interdits aux candidats et les enveloppes destinées à rémunérer leurs bonnes actions dans tel ou tel dossier. Ceci est absolument généralisé et n’a nullement diminué depuis les quelques tentatives que l’on a fait semblant de mettre en place pour améliorer la situation. Les besoins financiers liés à la politique sont considérables. Il est évident que l’origine des fonds est en grande partie, non seulement inconnue, mais douteuse, et nous y insistons: de tous côtés. On ne compte plus les circuits détournés, les associations plus ou moins bidon, les kick back et rétro-commissions, les commissions sur opérations financières autorisées par le pouvoir, on ne les compte plus en nombre et en montants. Le peuple aurait les cheveux qui se dressent sur la tête s’il venait à en découvrir l’ampleur.
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Il est évident que notre exigence ne s’arrête pas aux portes du Front National, loin de là. Dans la mesure où il récolte des votes des Français écœurés par le « tous pourris », le Front National doit suivre la plaisanterie de Coluche et laver plus blanc que blanc.
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Faut-il s’étonner de la multiplication des pseudo-révélations qui concerneraient le Front National ou ses dirigeants? Bien sûr que oui. Car non seulement il y a l’accumulation des soi-disant révélations mais il y a aussi la répétition des mêmes pseudo-informations qui n’en sont pas. Il est possible de regarder de près à chaque fois les informations contenues dans les articles sur les trésors cachés de Jean-Mari Le Pen ou le financement du micro-parti de Marine Le Pen: il n’y a jamais rien de neuf. Le procédé est frappant, d’un côté, s’agissant des délinquants de l’establishment, les pages sont vite tournées et on passe à autre chose, même quand les faits sont fondés et prouvés; de l’autre côté, s’agissant du parti qui représente le tiers des Français qui contestent démocratiquement la politique des dominants, c’est l’acharnement.
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Que l’on nous comprenne bien, il ne s’agit nullement d’exonérer qui que ce soit de quoi que ce soit. Il s’agit même d’exiger de la part de ceux qui, étant populistes, prétendent mieux représenter le peuple, il s’agit d’exiger de ceux-là encore plus de droiture. Mais en même temps, il n’y a aucune raison et aucune justification à des traitements médiatiques différents, traitements qui font penser à ceux qui sont en vigueur dans les républiques les plus bananières.
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La situation créée par le nouveau tripartisme qui s’est ébauché en France est tout à fait nouvelle. Car, en effet, la question de savoir qui sera présent au second tour change toute la donne politique. Les candidats vont devoir se déclarer plus tôt et ils vont devoir, pour certains d’entre eux, faire des alliances ignominieuses et contre-nature. Pour parler clairement, on va assister et on assiste déjà à la constitution d’une alliance objective entre le PS et l’UMP afin de repousser la menace du Front National. Ceci va certainement créer un climat nauséabond dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne permettra en aucune mesure le débat d’idées et au contraire fera tout pour l’escamoter.
Ajout numéro 1
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Ceux qui s’en vont méritent toujours d’être écoutés, ils disent ce que ceux qui sont aux affaires dissimulent. Le Front National n’est pas aux portes du pouvoir comme veulent le faire croire les monopoleurs de l’UMSPMEDEFCFDT. Non le Front n’a aucune chance d’y accéder et comme il ne peut faire d’alliances, alors le vote en faveur du Front est protestataire. Il n’y a aucune raison d’avoir peur de protester, c’est même un devoir.
Faute d’opposition crédible et forte, le monopole en place fait ce qu’il veut, même avec des soutiens et des taux de popularités inférieurs à 20%. La stratégie de Mélenchon qui consistait à tabler sur un rapport de forces dans la rue est un incroyable échec. Mélénchon n’a rien compris à l’évolution de la société civile, à l’occultation des luttes de classes ou même à l’évolution de la notion de classe sociale.
Face aux monopoleurs, il n’ y a que le vide et c’est dangereux car à tout régime politique, il faut des contre-pouvoirs. Il faut des débats, des conflits, des critiques. C’est pour n’avoir pas sur admettre, organiser la critique que les sociétés et les cultures disparaissent. L’unilatéralisme est le poison qui conduit à la mort des civilisations. la montée des votes populistes et anti establishment lors des élections européennes a permis de faire reculer les politiques d’austérité et l’Europe s’en porte moins mal. Il faut aller plus loin et faire reculer l’Atlantisme belliqueux, l’impérialisme monétaire, les manipulations sécuritaires, l’idéologie Allemande. Il y a beaucoup à a faire pour réorienter l’Europe dans un sens moins suicidaire.
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Le Front national (FN) ne doit pas se faire d’illusions sur sa véritable force et est loin d’être aux portes du pouvoir, a déclaré Jean-Marie Le Pen.
Le fondateur de la formation d’extrême droite estime aussi que son unité est gravement menacée par la crise ouverte qui l’oppose à sa fille Marine, qui a conduit lundi la direction du FN à le suspendre le temps de convoquer une assemblée générale pour supprimer son titre de président honoraire.
Jean-Marie Le Pen publie vendredi sur son site internet ce qu’il présente comme une déclaration faite lundi devant le bureau politique de la formation, juste avant la réunion du bureau exécutif qui l’a sanctionné pour une série de déclarations polémiques.
« Ne nous faisons pas d’illusions sur la force réelle du mouvement », a-t-il dit. « Le fait, réel, d’arriver en première position lors des (élections) européennes et des départementales ne doit pas nous aveugler. Le chiffre des voix obtenues doit être la vraie référence », indique-t-il dans une allusion au fort taux d’abstention de ces scrutins.
« Ce sont les événements qui nous rallient l’opinion de nos concitoyens, l’aggravation inéluctable de la situation (à laquelle, il faudra remédier après) peut nous conduire au pouvoir et à ses terribles responsabilités, mais nous n’en sommes pas aux portes, loin de là », dit-il encore.
Tout se passe comme s’il y avait un accord secret entre les juges et les politiques : Vous nous laissez vivre et travailler avec un minimum de moyens budgétaires que vous décidez et dont nous dépendons, en échange, nous vous évitons la prison et les peines pénalisantes lorsque vous êtes pris le doigt dans le pot de confiture.
De fait, les politiques bénéficient d’une complaisance manifeste des juges. Lorsqu’ils sont condamnés, après une très longue procédure, c’est avec sursis et tous les prétextes sont bons pour ne pas appliquer la peine. Quand à inéligibilité, c’est une rigolade. Elle excède rarement 2 ans alors que, pour un ripoux ayant volontairement trompés les citoyens et trahi son mandat, elle devrait être de 30 ans, sinon « à vie ».
La distinction entre l’enrichissement personnel et la magouille pour le parti est artificielle, car ce qui est bon pour le parti l’est aussi pour ceux qui magouillent et accèdent au pouvoir rémunérateur, en postes à gros salaires et indemnités, en pots-de-vins, en financements juteux provenant du capitalisme de copinage.
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