Chine encore très mou
Les derniers indicateurs Chinois pointent encore dans le sens du ralentissement au début du second trimestre. Au vu des chiffres de création de prêts et des dépenses d’investissement, les observateurs s’attendent à ce que la politique de stimulation soit amplifiée.
La production industrielle a progressé de 5,9% en Avril sur l’année précédentes après 5,6% en Mars.
Les dépenses d’investissement ont progressé de 12%, c’est le chiffre le plus faible depuis 15 ans. Les créations de prêts n’ont été que de 708 milliards de Yuan, soit en dessous de toutes les estimations.
La Chine reste coincée entre d ‘un coté, la nécessité de gérer les excès passés et de l’autre, faire en sorte que la croissance reste suffisante pour éviter les dégâts sociaux, financiers et économiques.
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Selon la plupart des économistes, les baisses de taux déjà réalisées et les coupes dans les Réserves ne suffiront pas, il faudra aller beaucoup plus loin. C’est la raison pour laquelle certains anticipent une expansion du bilan de la Banque Centrale , façon Quantitative Easing.
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La masse monétaire M2 n’a progressé que de 10,1% sur un an à fin Avril alors que l’objectif des régulateurs se situe à 12%. Les banques sont maintenant très réticentes à accorder de nouveaux prêts, alors que les fuites de capitaux réduisent fortement la liquidité intérieure .
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Les objectifs de croissance du gouvernement sont de 7% ; alors que nous sommes sur une tendance estimée à 6,4% seulement.Le potentiel est évalué à 7,3%.
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Baring conseille l’achat sur le marché Chinois
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Genève, Zurich, 13 mai 2015 – Après un très beau début d’année, la bourse chinoise vient d’enregistrer des prises de bénéfices et offre ainsi un point d’entrée attractif estime Laura Luo, gérante du Baring Hong Kong China Fund. A moyen long terme, et en dépit du rallye de ces derniers mois, les perspectives restent porteuses en Chine pour la croissance cyclique comme structurelle estime la gérante, le gouvernement chinois s’étant engagé pour l’accélération des réformes.
Lors de sa dernière réunion, le congrès a renouvelé son engagement pour soutenir la croissance économique et rééquilibrer l’économie. Secteurs publics et privés devraient en bénéficier, le secteur financier également. A plus long terme, toutes ces mesures devraient profondément impacté l’économie chinoise et en 2016, l’OMC pourrait reconnaitre la Chine comme une économie de marché. A ceci s’ajoutent les récentes mesures prises pour favoriser la liquidité sur le marché. Dans ce contexte, les conditions d’investissement nous paraissent très favorables conclut Laura Luo.
Pour entrer dans la composition de nos portefeuilles, les sociétés doivent respecter trois critères. Elles doivent faire preuve de leur qualité en termes de management, de positionnement concurrentiel et de solidité de leur bilan. A long terme, elles doivent présenter de belles perspectives de croissance des bénéfices. Et, enfin, elles doivent offrir une valorisation attractive afin de pouvoir générer du rendement pour les investisseurs.
Les sociétés ainsi sélectionnées sont issues du secteur public, des services bancaires, du développement des infrastructures, de la lutte contre la pollution et de la consommation courante. L’urbanisation croissance et l’amélioration du niveau de vie (dont tourisme, santé et éducation) constituent des éléments porteurs. Bien que progressive, cette évolution est importante du fait de la hausse des revenus moyens. La gérante apprécie également des sociétés qui présentent des gains de productivité, notamment celles qui développent des solutions d’automatisation industrielle ainsi que des entreprises chinoises très dynamiques qui ont comme clientèle la plus grande population du monde.
Dans le Baring Hong Kong China Fund, la gestion mise en oeuvre à partir de notre sélection de valeurs permet d’offrir un bon potentiel de croissance des bénéfices à long terme, de bénéficier du développement en cours et de la future croissance de l’économie du pays.