Statistiques du WGC, World Gold Council.
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La demande d’or pour besoins d’investissement progresse sensiblement , en particulier en Europe.
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Au premier trimestre 2015 la demande totale est en hausse de 3% sur le trimestre précédent, et en recul de 1%, sur la période comparable de l’année précédente . La demande d’investissement fait un bond de 63% trimestre sur trimestre.
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Les investisseurs ont singulièrement augmenté leurs achats en Allemagne, la demande pour les pièces et les les barres à fait un bond de 20% au premier trimestre par rapport au même trimestre de 2014. En France, en Autriche et en Suisse les achats ont connu une progression à deux chiffres.
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Il est évident que l’aggravation de la crise grecque, l’élection de Syriza, le QE de la BCE, les menaces sur le cash et les dépôts bancaires, la volatilité des changes, tout cela alimente un courant d’achats continu. Sans compter le climat de tensions géopolitiques.
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Le début d’année représente le démarrage le plus fort pour la demande d’or en provenance d’Europe depuis le pic de la crise de la dette souveraine en 2011.
« Les Français n’ont jamais été en pointe au niveau mondial en matière de détention d’or, notamment par rapport aux Indiens ou aux Chinois. Néanmoins, leur appétit pour le métal jaune s’est considérablement accru au cours des derniers mois. Du moins en ce qui concerne l’or d’investissement (lingots et pièces).
Selon le dernier rapport du World Gold Council (WGC), la demande hexagonale en or d’investissement a avoisiné les 900 kg au premier trimestre 2015. C’est 4,5 fois plus qu’au premier trimestre 2014 et à titre de comparaison, la demande française n’a été « que » de 1,3 tonne sur l’ensemble de l’année 2014. Ceci confirme le décollage déjà constaté au dernier trimestre de l’an passé avec un volume de 600 kg.
L’émergence d’un marché européen
Cette progression française spectaculaire va à l’inverse de la demande mondiale (-10%). Ceci étant, le WGC note que c’est l’ensemble de l’Europe qui a vu sa demande progresser. Le rapport parle même de « l’émergence d’un marché européen solide pour l’or en lingots et en pièces » en précisant que « ce marché existait à peine avant la crise financière ».
Sur l’ensemble du continent, la demande a progressé de 16% à 61 tonnes. Un chiffre qui montre d’ailleurs qu’en dépit du boom du premier trimestre, les Français sont encore des acteurs marginaux sur le marché de l’or d’investissement (à peine 1,5% de la demande européenne).
L’Allemagne largement en tête
C’est notamment d’Allemagne qu’est venue l’essentiel de la demande avec 32,2 tonnes (+20%), tandis qu’en Suisse les volumes ont atteint 13,8 tonnes (+11%).
Le WGC explique cet attrait récent pour l’or par divers facteurs géopolitiques : craintes de sortie de la Grèce de la zone euro, incertitudes sur la politique de la BCE, conflit en Ukraine, évolution de l’euro… Quant au cas plus particulier de l’Allemagne, le WGC souligne que la forte demande peut aussi s’expliquer par des règles de paiement en espèces plus souples que dans d’autres pays d’Europe, comme la France par exemple. »