Les Bourses sont dans une zone d’ombre, grise, crépusculaire.
Les investisseurs sont piégés dans une « twilight zone », constituée par la transition entre la fin du Quantitative Easing et la première hausse des taux de la Fed., qui constituera le début de la normalisation.
.
Cela durera jusqu’à ce que l’économie Américaine donne des signes clairs et non ambigus de robustesse, et que l’on sera sûr que l’exit des taux zéro peut se faire sans risque aussi bien de choc macro économique que sans risque de dislocation des marchés.
.
L’exemple de ce qui s’est fait en 1936-7 est présent dans toutes lées mémoires. D’ici là, le paysage de l’investissement sera caractérisé par des performances médiocres, une rotation volatile, une rupture des corrélations et des flash crashs.
.
Pour cette raison Bofa, BANQUE of AMERICA, recommande une allocation prudente marquée par les niveaux plus élevés que la normale en liquidités, elle recommande des achats d’or et des achats de véhicules permettant de jouer la volatilité.
.
« Compte tenu de la situation extrême en matière de liquidités, de technologie et d’inégalités de revenus, le potentiel pour une chute en forme « lessivage » sur les marchés d’actifs financiers n’est pas exclue : les catalyseurs possibles ne manquent pas , on a le choix entre les taux, le consommateur qui se dérobe, la spéculation excessive, le High Yield. »
.
La note souligne deux anomalies intéressantes sur les marchés :
-1 Les investisseurs dans les enquêtes disent qu’ils sont optimistes, mais le pourcentage de cash inutilisé est élevé
-2 Les prix des actions sont à des niveaux records, mais l’argent sort des fonds spécialisés dans les actions.
.
Le fait que le sentiment exprimé soit risk-on alors que l’on conserve son cash ou que l’on sorte des fonds actions est inquiétant. Les sorties sur les fonds « actions » depuis le début de 2015 ont été de plus de 100 Milliards.
La note de Bofa suggère de vendre en Mai. Les mois d’été risquent d’être « une lose-lose proposition ». En effet « ou bien les indicateurs macro s’améliorent et la Fed monte les taux, ce qui accroit la volatilité, ou bien les indicateurs macro restent médiocres et dans ce cas, ce sont les révisions en baisse des profits qui pèseront sur les Assets à risque. »