La BCE et Draghi déjà otages des marchés.

Soixante milliards par ci, 100 milliards par là , à la fin cela finit par faire beaucoup d’argent. La BCE est otage, tenue, à la moindre turbulence du marché obligataire Européen, elle a été obligée d’annonce une hausse de son volume d’achats de titres à long terme de 60 par mois à 100 milliards.
Le prétexte avancé est qu’il faut acheter plus maintenant car les mois d’été seront creux ! Bien entendu cela ne trompe personne, sauf le public. Cela fait beaucoup d’argent. Et on comprend que les cours des titres bancaires, en baisse avant l’annonce montent maintenant, car cet argent est destiné à augmenter leurs profits. Elles vont pouvoir vendre plus de titres, concrétiser plus de plus values sur leur portefeuille obligataire en les vendant à la BCE, c’est à dire aux contribuables . On ne dira jamais assez le cynisme de ces gens qui profitent de la complexité de la chose financière pour gruger le public et engraisser la classe kleptocratique.
Personne ne peut évaluer l’efficacité des opérations de QE pour la bonne raison que personne n’a été capable de comprendre comment les QE fonctionnaient dans l’économie réelle. Les chaînes de transmission sont inconnues, l’effet de richesse n’est même plus invoqué car aux USA il a fait la preuve de son inexistence sauf pour les 0,01% deja les plus riches. Nous, nous soutenons et nous démontrons que les QE sont déflationnistes , ils pèsent sur la reprise et sur l’emploi car ils augmentent, renforcent, l’exigence de profit dans les économies et hausser les exigences de profit est déflationniste. Il faut rentabiliser le capital sur-gonflé et non productif qui est inflaté par les QE.
La seule chose que l’on sait est que les QE gonflent le prix des actifs financiers et inflatent la fortune de ceux qui les détiennent, c’est à dire une petite minorité.
Est-ce que l’argent va là ou il devrait aller, là ou il financerait des investissements productifs, créateurs de richesses et d’emploi ? A priori non. Or ce qui compte , dans le long terme pour un ensemble économique, c’est l’investissement productif dans des projets produisant des biens susceptibles d’être vendus sur le marché international.
En Espagne, le pays se recouvre à nouveau de grues, les chantiers se multiplient , les indices de prix de l’immobilier , en particulier spéculatif repartent à la hausse. L’activité du secteur progresse au rythme de 12% l’an, la consommation de ciment est booming.
A Dublin , les prix des maisons explosent. L’immobilier est en hausse de 16% pour le pays et de 22% pour la capitale.
L’immobilier Allemand s’envole, il excite les convoitises internationales. Il faut dire que les salaires également d’ailleurs. Les grèves se multiplient, les travailleurs veulent leur part du gâteau tombé du ciel de la BCE. On va vers une année record pour les hausses de salaires et … les journées de grève perdues.
L’argent coule à nouveau à flots à Malte… le bilan des banques explose , certaines connaissent des hausses de leurs dépôts au rythme de 40% l’an , c’est tout l’argent excédentaire de l’Europe du Smart Money, qui se déverse sur ce dernier paradis. En fait Malte remplace Chypre comme déversoir du trop plein, merci Monsieur Draghi.

Les actions cotées au Portugal sont en hausse de 25% depuis le début de l’année, il n’ y a qu’un sens : l’achat. L’argent coule comme si le Portugal était le nouvel Eldorado. L’économie, elle , reste catastrophique.
On se demande par quel miracle ces nouvelles bulles sont annonciatrices de réquilibragedu Système Européen. La réalité est que Draghi est un pâle imitateur, il n’a aucune analyse spécifique de la situation Européenne, il copie ce que l’on a fait aux Etats-Unis.

Déjà il vient de montrer qu’il est l’otage des marchés.

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