Le yuan chinois n’est plus sous-évalué après son importante appréciation de ces derniers mois mais le gouvernement devrait accélérer ses réformes pour parvenir à un « taux de change flottant », a affirmé mardi le Fonds monétaire international.
Nous considérons qu’il est en fait surévalué si on veut bien tenir compte de la forte augmention de la masse monétaire à laquelle il faudrait (ou faudra) procéder pour stabiliser le système du crédit, les banques, et finalement l’économie et préserver les créations d’emploi.
Un flottement libre du Yuan ferait, selon nous, ressortir une dépréciation d’autant plus forte que les capitaux quittent la Chine. Les sorties de capitaux ne cessent d’enfler. Les sorties de ca^pitaux réduisent la liquidité intérieure et gênent la régulation par le gouvernement et la PBOC. Une dépréciation du Yuan contrecarrerait (ou contrecarrera) la politique de réorientation de l’économie vers la demande interne.
Le FMI avait récemment affirmé que le yuan était « modérément sous-évalué » malgré son appréciation progressive depuis la décision historique de 2005 de le réévaluer.
« Alors que la sous-évaluation du renminbi était un facteur clé expliquant les grands déséquilibres du passé, notre estimation est désormais que son appréciation réelle et importante depuis un an a porté le taux de change à un niveau qui n’est plus sous-évalué », a déclaré le FMI.
Evoquant la situation de la Chine dont la balance commerciale reste largement excédentaire malgré l’appréciation du yuan, le FMI juge que sa « position commerciale qui reste trop forte souligne le besoin de nouvelles réformes – qui sont à l’agenda des autorités – pour réduire l’épargne excessive et atteindre un équilibre durable de sa balance commerciale. »