Ce texte est une réponse, un commentaire inspiré par la lecture de l’article Nathalie MP.
Nous le mettrons en lien ci dessous.
Cet article est passionnant, en le lisant, on a envie de connaître la suite, la fin, comme lorsqu’on lit un roman policier. Je suis persuadé qu’il y a un créneau journalistique pour quelqu’un qui choisirait, à partir de maintenant, de ne faire que cela, suivre la compétition entre les deux, Sarkozy et Juppé. Ce qui est extraordinaire, c’est que ces personnes puissent cohabiter au sein de la même formation politique! Ce sont deux visions, deux conceptions du monde opposées. Le fait qu’ils se rejoignent dans la conduite des affaires et dans les catalogues de mesures ne vient pas infirmer ce que nous disons, car la gestion, les politiques suivies, ne sont pas politiques au sens fort, ce sont des décisions qui ressortent simplement du management pragmatique. Ah le pragmatisme de ces conseillers qui peuplent les cabinets et qui ensuite vont pantoufler chez les Natixis et autres…
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Il y aura des stratégies à décoder, à confronter, des luttes publiques et souterraines, des coups bas, etc. Rien que sous l’aspect financement, cela vaudra son Cahuzac, son Woerth réunis.
Je ne suis pas, en général, pour le journalisme agressif, destructeur des personnes, mais je pense que dans le cas historique présent, dominé par les mensonges, les coups bas et les alliances contre nature, on a besoin d’une certaine violence. On ne peut respecter les règles du jeu dans un monde où tout est bafoué, de façon « soft », subreptice. En politique, quand les enjeux sont aussi importants qu’ils le sont actuellement, on ne peut toujours tendre la joue gauche.
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La mystification de la bonne conscience doit être mise à jour afin de légitimer le combat; il faut faire comprendre aux gens comment ils sont « b….s », c’est le seul moyen d’éveiller leur conscience politique.
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La première étape consiste à montrer la filiation historique des tendances de troisième voie, d’union derrière un chef, de sacrifice du peuple pour une idée,… faire le lien avec la grande tendance technocratique de la Cagoule, de X-Crise, des Saint-Simoniens, de l’ENA. De cette classe qui soit-disant sait mieux que le peuple ce qui est bon pour lui. De cette classe qui fait alliance avec ses collègues managers pantouflards qui contrôlent les Très Grandes Entreprises et les syndicats jaunes comme la CFDT.
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La tentation de troisième voie, c’est à dire la tentation de la négation pour chaque classe sociale de son identité, est forte, mais à mon avis elle n’est pas majoritaire. C’est le vieux courant Pétainiste, défaitiste, collaborationniste par propension pacifiste. C’est le courant héritier du RNP, le Rassemblement National Populaire.
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C’est ce courant qui est à la base de l’européisme façon Jean Monnet de sinistre mémoire et de sinistres allégeances.
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Le drame, me semble-t-il, est que bien que les campagnes soient lancées tôt, on n’ y développe que des arguments de court terme, pas de vrais débats d’idées, pas de débats de principes, on est toujours sur la vague, sur le surf de l’actualité.
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Qui lancera le débat sur le diagnostic de notre situation qui est pourtant fondamental en ces temps de transition vers un ordre nouveau. Quand je dis « ordre nouveau », je pèse mes mots et je mesure les connotations historiques lourdes et sombres qui y sont associées. Qui exposera clairement la situation qui devrait orienter toute politique et donc tout choix électoral :
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-l’état de l’unité l’Europe
-l’état des relations avec l’immense territoire à l’est, la Russie
-la place de la France dans cet ensemble
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et ensuite l’autre niveau géopolitique
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-position face à l’Atlantisme
-position dans les préparatifs de l’affrontement sino-americain
Il faut que de grands comme Chevènement, comme De Villepin, Védrine, etc. entrent dans le débat dès maintenant.
Le cas Juppé : les promesses d’une cohabitation à lui tout seul | Le Blog de Nathalie MP