Le crédit est à nouveau décevant en Europe en Avril. Décidément, il ne faut jamais s’emballer lorsqu’il s’agit de l’Europe. Les améliorations sont TOUJOURS balbutiantes.
Les dirigeants Européens et Draghi n’arrivent pas à appliquer correctement les recettes keynésiennes. Keynes explique bien que pour être efficaces les mesures fiscales et monétaires qu’il préconise doivent rencontrer un terrain favorable, un terrain sur lequel la confiance s’améliore et l’incertitude recule.
Comment pourrait-il en être ainsi avec l’inconnue majeure de la Grèce, avec les volte-faces de politiques économiques , les danses de saint-guy réformistes et les incertitudes géopolitiques. Ces gens par leur incompétence et leurs contradictions gâchent notre argent ; ils le gaspillent pour rien, sans résultat malgré les sommes colossales engagées et les risques exorbitants encourus. Les incohérences des dirigeants européens, les propos contre productifs de Weidmann, tout cela obscurcit l’avenir alors que les mesures keynésiennes ont besoin pour donner des résultats que l’horizon soit balisé, clair, prévisible. Les économies prospèrent sur la visibilité, elles restent frileuses tant que le flou et l’opacité règnent. La demande et l’offre de crédit sont sensibles au risque et à l’appétit pour le risque, la pause constatée complète celle que l’on observe sur le marché financier. Le flash crash sur les Bunds Allemands était une bavure qu’il ne fallait pas tolérer.
Le crédit aux entreprises et aux ménages a stagné en avril, contrairement aux attentes, après avoir progressé de 0,1% en mars, alors que la masse monétaire augmentait plus que prévu, de 5,3% contre 4,6%, a annoncé la Banque centrale européenne (BCE).
Le consensus Reuters donnait une augmentation annuelle de 0,2% du crédit au secteur privé et une croissance annuelle de la masse monétaire M3 de 4,9%.
En moyenne mobile sur la période février-avril, M3 enregistre une hausse de 4,7% contre 4,2% sur la période janvier-mars (révisé par rapport à 3,6%).
La faiblesse du crédit aux entreprises a freiné la reprise de l’économie de la zone euro même si la situation semblait s’améliorer et si les responsables européens, dont le président de la BCE Mario Draghi, sont confiants en la reprise.
Ces statistiques décevantes sont publiées malgré la bouffée de confiance déclenchée par le plan de 1.000 milliards d’euros de rachats d’actifs de la BCE, qui a démarré en mars.