Merci Draghi, merci Draghi , la destruction est en marche

Merci Draghi chantent en choeur les spoliés des bonds européens.

Pour la première fois cette année, les épargnants sont perdants sur les placements sans risque qui font l’objet de la sollicitude de la BCE, les 5,7 Trillions de fonds d’état euro. .  Et encore la chute a été obtenue après la décision de la BCE  d’acheter plus que prévu …  pour anticiper le creux de été.

Après une hausse piège de 4,5% en début d’année, les indices obligataires perdent maintenant 0,1%. En plus, il faut ajouter les commissions, les frais, les droits de garde.

Les analystes de chez Pictet avaient raison, eux qui pensaient que les très grandes banques allaient profiter des achats de la BCE  pour concrétiser leurs plus-values sur leur portefeuille de bonds d’abord ,  et sur les positions prises en 2012 lors du  cadeau tombé du ciel, lors de « la fête  du coûte que coûte ».

« No place to hide » repétons nous depuis le début des « solutions »; si vous achetez du sans risque vous le payez trop cher , et si vous achetez du risque, …. c’est la même chose.Tout ce contre quoi vous échangerez  votre argent sera déprécié. Et finalement c’est argent lui même qui le sera et si il ne l’est pas, il sera amputé. On n’échappe pas à la logique implacable de la sur-accumulation de valeurs fictives, non productives. Surtout quand on est petit, faible, isolé.

En fait , rien ne permet d’envisager une performance honnête dans une perspective à 10 ans. Les taux à long terme sont quasi nuls et cela ne vaut pas le coup de prendre  le risque de durée, d’inflation et de hausse des taux. Les primes de risque sur les actions et le crédit sont dérisoires, Elles sont compressées et ne peuvent que remonter: Bref, malgré ce qu’écrit Bernanke sur son blog, rien n’est à son prix, rien n’est à un prix qui permet d’envisager autre chose que la spoliation.

C’est l’escarpolette, la gifle des deux cotés: vous prenez la claque sur la joue  droite et si vous tendez la gauche, c’est la même chose. Comme en plus vous  n’avez  pas les nerfs solides, pour peu que la dégradation continue, vous allez  brader n’importe comment.

Si, quoi que vous fassiez de votre épargne, vous constatez que vous êtes perdants, alors n’hésitez pas à en tirer la juste conclusion: c’est que c’est fait pour, c’est voulu. Ne doutez pas de votre jugement, ne vous dites pas « je suis mauvais, je suis un imbécile », non vous êtes victime d’une politique délibérée. La politique dite de répression financière qui punit les criminels qui osent épargner. Nous l’avons décortiqué en son temps, la dévalorisation , la baisse des cours.  La destruction fait partie intégrante des « solutions », mais pour que cela marche, il ne faut pas en parler:

Le pire est que tout est écrit:

-on vous dit : nous cherchons de l’inflation

l’inflation fait monter les taux

-on vous dit nous cherchons de la croissance

la croissance fait monter les taux

-on vous dit nous allons faire monter les taux courts

la hausse des taux courts va réduire l’attrait du  leverage et faire dégager la spéculation

-on vous dit à partir de 2017 on va réduire la liquidité

la contraction des liquidités va purger les fruits les plus murs, effrayer  les spéculateurs à coeur de lièvre, on va nettoyer.

etc  etc

En fait tout est écrit, annoncé et vous vous laissez prendre par le court terme et les belles paroles de ceux qui affirment sans rougir:  mais non, les assets ne sont pas surévalués!

On est sur des valorisations de 70% supérieures aux moyennes corrigées de long terme, mais on on n’est pas surévalué:

On vous ressort les idioties des taux dits naturels de Wicksell- en déformant Wicksell-  pour vous faire croire que les obligations reflètent la stagnation de long terme qui nous attend et vous y croyez.

Finalement , « ils » auraient tort de s’en priver, si cela marche!

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Shares Too Pricey? Bernanke Doesn’t Think So

June 2, 2015 11:32 p.m. ET

Ben Bernanke doesn’t seem to think the stock market is too frothy.

In his latest blog post for the Brookings Institution, the former Federal Reserve chairman said the easy-money policies used during his tenure at the Central Bank have arguably only returned stock prices to normal level.

S’ensuit une démonstration qui est un modèle de mauvaise foi et d’indigence intellectuelle.

A  mettre dans le dossier de la future commission Pecora qui jugera Bernanke.

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