L’OCDE a revu en baisse ses prévisions de croissance de l’économie mondiale pour 2015. L’organisation s’inquiète de la faiblesse de l’investissement. Elle considère que le risque de déflation a reculé. Ceci n’est guère très porteur pour les obligations et fonds d’état.
Le scénario de l’OCDE n’est ni original ni cohérent , l’OCDE met en forme le consensus dominant. C’est à ce titre seulement qu’il est intéressant. La lecture de cette note renforce notre inquiétude sur les placements à taux fixes. On dirait bien que la grande machine à spolier le public se met en marche. On regardera du coté des TIPS américains, les emprunts qui protègent, plus ou moins mais plutôt moins que plus, de l’inflation.
L’Organisation de coopération et de développement économiques juge que la croissance sera portée par le maintien de politiques monétaires ultra-accommodantes dans plusieurs économies avancées et, dans certains pays, par le renchérissement du dollar depuis le deuxième semestre 2014.
Pour ces raisons, la répartition géographique de la croissance mondiale sera différente de celle observée durant la période récente, avec une demande plus forte émanant de l’Europe, du Japon et de certaines économies émergentes.
En attendant, le début d’année difficile aux Etats-Unis et le ralentissement plus marqué qu’anticipé jusqu’ici de quelques grands émergents ont conduit l’OCDE à ramener à 3,1% sa prévision de croissance mondiale 2015, contre 3,7% dans ses précédentes perspectives semestrielles, en novembre.
Sa prévision pour 2016 évolue peu, à 3,8% au lieu de 3,9%.
L’organisation ne prévoit plus que 2,0% de croissance cette année aux Etats-Unis, dont l’économie s’est contractée de 0,7% au premier trimestre, contre 3,1% précédemment, avant une accélération à 2,8% l’an prochain.
Elle escompte aussi un ralentissement un peu plus marqué de l’économie chinoise, dont la croissance tomberait de 7,4% en 2014 à 6,8% en 2015 puis 6,7% en 2016, soit 0,2 point de moins que prévu auparavant.
Mais elle ne change quasiment rien à ses anticipations pour la zone euro (+1,4% en 2015 et +2,1% en 2016), qu’elle avait déjà relevées dans ses prévisions intérimaires publiées en mars.
La baisse des cours du pétrole devrait, selon l’OCDE, doper la croissance mondiale de 0,25 point cette année comme l’an prochain. Son impact serait plus important au Japon (0,6 point) et aux Etats-Unis (0,4 point), qu’en zone euro (0,2 point).
La stabilisation du pétrole depuis quelques mois fait que l’effet de cette baisse sur l’inflation devrait s’amenuiser.
L’organisation table sur une inflation de 0,7% cette année en zone OCDE puis de 1,7% l’an prochain. Pour la zone euro, elle escompte une hausse des prix nulle en 2015 et une hausse de 1,3% en 2016.
S’agissant des Etats-Unis, elle estime que la situation justifie une remontée progressive des taux d’intérêt mais elle s’abstient d’évoquer un calendrier précis, indiquant qu’il doit être guidé par les perspectives d’inflation et de robustesse de la croissance.
Pour l’investissement, l’OCDE anticipe une hausse globale d’à peine plus de 2% en 2015, qui accélérerait à 4% en 2016, son rythme le plus élevé depuis la crise.
« La principale raison de la faiblesse de l’investissement est la faiblesse même de la reprise et les doutes sur les perspectives d’une croissance plus forte », écrit-elle. Voila pourquoi votre fille est muette. ces gens ne se rendent même pas compte de leur tautologies!
« Il y a aussi des raisons spécifiques à des pays : des conditions de crédit encore difficiles dans certains pays d’Europe, la faiblesse des cours du pétrole en Amérique du Nord, les surinvestissements passés en Chine et la poursuite de l’ajustement des marchés immobiliers presque partout dans l’OCDE », ajoute-t-elle.
Pour Catherine Mann, la chef économiste de l’OCDE, le redémarrage de l’investissement est la clé de l’amélioration de l’environnement économique global.
« Et même s’il se confirme, ce serait encore insuffisant pour parvenir à la croissance robuste nécessaire pour augmenter l’emploi et réduire les inégalités à court terme. La croissance potentielle continuerait de paraître anémique par rapport aux décennies passées », écrit-elle, en plaidant pour des politiques qui permettent de la renforcer.
La seule politique pour retrouver une croissance forte et auto entretenue, c’est celle qui euthanasie les dettes excessives non productives. Vous remarquerez que le facteur du poids de la dette n’est même pas évoqué.
Les TIPS protègent effectivement contre l’inflation… « plus ou moins », comme vous le dites. Cependant ils ne protègent pas contre les fluctuations de taux indépendantes de l’inflation – qui personnellement m’inquiètent bien plus que l’inflation. Et puis, bien sûr, ils ne protègent pas du tout contre la répression financière, que comme vous, j’envisage comme scénario de fin de partie. Mais, faute de mieux, pourquoi pas des TIPS.
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