Il serait temps que le débat s’instaure au sein de ce que l’on appelle l’opposition. Déja désigner ces gens sous le nom d’opposition est trompeur, ils ne s’opposent pas et d’ailleurs le voudraient-ils qu’ils ne le peuvent pas car ils acceptent les mêmes contraintes, le même carcan que ceux qui sont aux affaires. ils acceptent les mêmes limites à leur action, ils partagent les mêmes théories. Leurs conseillers sont les mêmes, même origine, même recrutement. Ces gens ne sont pas une alternative. Ils ne le sont qu’au plan des personnes, au plan du style. Or l’équation personnelle ne joue plus, car les marges de manoeuvre sont réduites.
Il faut que le débat s’instaure dès maintenant et qu’on les force à présenter leur analyse de la situation, la philosophie de leur conception, leurs principes d’action. Nous jeter de la poudre aux yeux avec un soi-disant Projet et un catalogue à la Prévert ne suffira pas. François Fillon, distancé dans les sondages pour la primaire présidentielle à droite, a réaffirmé mardi qu’il n’abdiquerait jamais, malgré les « combines » et les « chausse-trappes ». c’est bien, espérons qu’il tiendra parole. Il faut des gens courageux qui ne se laissent pas décourager par les sondages, des gens qui élaborent au lieu de chercher les petites phrases. Il faut des gens pour les financer car s’exprimer coûte cher. Il faut que d’autres rentrent dans l’arène, comme de Villepin. Il a une stature, il a de l’expérience et il a des visions qui puisent racine dans la tradition politique Française de non-alignement. Il faut faire cesser la dictature du vote utile, c’est à force de votes utiles que voter est devenu inutile. Il faut soutenir ceux qui pensent et qui travaillent dans ce monde politique de Fainéants Communicants.Un homme politique d’envergure ne doit pas avoir peur de se faire Debré-iser, Chevènement-iser ou Jobert-iser. c’est de tous ces gens, de ceux là que l’on a besoin. Même Montebourg fait oeuvre utile en démasquant comme il l’a fait la semaine dernière les minables qui vont au mauvais brouet du PS. Il faut lutter contre la diabolisation des idées censurées par la bien-pensance, rien n’est tabou, il faut , dans le cadre du respect de l’autre avoir le droit de tout évoquer, tout ce qui est politique, y compris les thèmes que l’on attribue à l’extrême droite.
Nous écoutions l’autre jour le merveilleux champion, multiple vainqueur du Tour de France Bernard Hinault, il nous expliquait que le Tour actuel était un Tour d’attentisme, de tactique, sans panache. Les leaders se marquent, ne prennent aucun risque, quand ils attaquent, c’est dans le dernier col, dans la dernière montée, dans le dernier tiers de la dernière montée! Les leaders ont le même comportement en politique, ils gèrent leur petit capital médiocre-généralement constitué par des manoeuvres- en essayant de prendre le moins de risque, surtout de ne pas commettre de bévue, bref ils se comportent non comme des leaders, mais comme des petits rentiers. Celui qui osera se battre pour une idée majeure, pour l’idée sous-jacente, celle qui structure le corps social et qui aura le courage de tout miser sur elle, celui-la, apportera quelque chose au pays, même si il ne gagne pas.
L’ancien Premier ministre réunissait à Paris les adhérents de son parti, Force républicaine, estimés à ce jour à 6.000, et ses soutiens parlementaires pour une assemblée générale.
« Ces trois dernières années, j’ai traversé des épreuves, j’ai buté sur des chausse-trappes et des combines. Certains espèrent d’ailleurs toujours me dérouter de mon but », a-t-il déclaré lors d’un discours, évoquant notamment sa guerre fratricide avec Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP en 2012.
« Fléchir sous les coups, abdiquer : jamais! », a-t-il lancé.
« Je ne serai pas la proie de ceux qui veulent étouffer le match présidentiel avant même que la compétition n’ait commencé. Les Français ont le droit de choisir autre chose qu’un remake de 2012 », a souligné le député de Paris, qui se dit victime d’une manipulation dans « l’affaire Jouyet ».
Sans jamais citer Nicolas Sarkozy, François Fillon s’est exprimé pour la première fois publiquement, à la suite d’Alain Juppé, sur les huées dont il a été la cible durant le congrès fondateur des « Républicains », le 30 mai dernier.
« J’ai été sifflé, Alain Juppé le fut. Faudra-t-il qu’il ne reste qu’une seule personne sur l’estrade pour que le silence soit assuré? », a-t-il poursuivi sous les applaudissements.
Dans un entretien à paraître mercredi dans Le Figaro, François Fillon, qui est pour l’heure le seul candidat à décliner un programme, estime avoir « peut-être le projet », quand Alain Juppé, principal rival de Nicolas Sarkozy pour la primaire, affirme avoir « l’opinion » contre « le parti » à l’ancien chef de l’Etat.
Dans le baromètre politique Ifop de juin pour Paris Match, diffusé mardi, Alain Juppé reste en tête avec 67% d’opinions favorables (-1), dont 81% chez les sympathisants de « LR » et 88% chez les sympathisants, centristes, de l’UDI.
François Fillon perd huit points à 52% d’opinions positives, dont 73% dans les rangs des sympathisants des Républicains, à égalité avec les sympathisants UDI.
Nicolas Sarkozy perd quatre points à 37%, avec une cote de confiance de 78% chez les Républicains et 27% chez les sympathisants de l’UDI.