Plus les crimes sont gros, moins ils sont punis, le jeu des rumeurs sur la Grèce Avec MAJ

Nous avons écrit il y a quelques jours un texte intitulé: « la Grèce est un problème Germano-Allemand. »

En introduction nous nous étonnions : « cela fait la 17 ème fois que l’on annonce que l’on est sur le point de conclure un accord ». Souvent les annonces tombent en milieu de semaine, de préférence le mercredi. Comme on peut s’y attendre ces annonces font à chaque fois le même effet, les marché, mauvais , baissiers se redressent en panique, les vendeurs se rachètent et les suiveurs suivent. Les écarts sont brutaux et importants.

Cette semaine a été conforme, une nième fois alors que le pessimisme, justifié, régnait, les annonces et les dépêches des agences sont venues manipuler les marchés. Il faut noter que seuls les agences et journaux français (et grecs) jouent à ce petit jeu des fausses nouvelles et de faux espoirs. Nous avons en particulier indiqué que si l’on voulait suivre sérieusement les évènements Grecs, il fallait lire Die Welt, le FT, Open Europe, Bloomberg et surtout pas la presse Française ou Reuters. Ces derniers médias sont complices de désinformation. Dès jeudi soir on savait que la rumeur était une fois de plus fausse, mais le mal était fait, les opérateurs abusés. Le communiqué du FMI ne laissait aucun doute, aucune place à la confusion. Les communiqués Allemands sont venus confirmer.

Comment peut-on excuser pareils mensonges, pareilles tromperies? S’agissant des médias Grecs on peut comprendre car il s’agit de limiter la panique bancaire et de réduire les fuites de capitaux, mais s’agissant d’un pays tiers comme la France il n’y a aucune excuse: c’est la malhonnêteté , l’appât du gain facile.

Sanctionner, punir est facile, il suffit de demander le relevé des transactions pendant les jours et les heures suspectes, rien ne peut échapper à l’informatique. Que l’on ne revienne pas nous faire le coup de la Société Générale, tout se voit et tout se contrôle.

Nous soutenons qu’il s’agit de manipulations de marchés financiers, manipulations organisées, destinées à en enrichir quelques uns, proches des milieux dirigeants, Européens, ou Français. Ces pratiques sont susceptibles de sanctions par l’AMF et les tribunaux.

Les autorités comme l’AMF sanctionnent les voleurs de poules, les petits qui bénéficient d’un tuyau , d’un « tip », elles évitent de façon systématique tous les gros cas d’enrichissement répréhensible dans lesquels la classe dirigeante est partie prenante. L’intérêt général, la raison d’état, souvent invoqués n’imposent pas de tricher avec les marchés et de générer des profits illicites pour les élites.
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Ajout vendredi 17H30
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De hauts fonctionnaires européens ont pour la première fois évoqué l’éventualité d’un défaut de la Grèce, alors que les négociations entre Athènes et ses créanciers ont une nouvelle fois calé jeudi soir, ont déclaré à Reuters plusieurs responsables de l’Union européenne (UE).
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Cette nouvelle impasse des discussions survient alors qu’un terrain d’entente doit être trouvé avant le 30 juin, date de l’expiration du plan d’aide international en cours et d’une échéance de 1,6 milliard d’euros de dettes qu’Athènes doit rembourser au Fonds monétaire international (FMI).
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Réunis à Bratislava tard dans la soirée de jeudi pour préparer la réunion des ministres des Finances de la zone euro du 18 juin, des représentants des gouvernements européens ont conclu que trois scénarios étaient envisageables pour la Grèce à la fin du mois.
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La première option, la moins probable, est celle voyant Athènes et ses bailleurs de fonds conclure un accord sur une aide financière en contrepartie de réformes la semaine prochaine.
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La deuxième éventualité consiste en une nouvelle extension du programme d’aide actuel, qui expire également à la fin du mois.
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Le troisième scénario correspond à un défaut de la Grèce.
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La plupart des responsables sont sceptiques sur la possibilité de conclure un accord à temps pour qu’Athènes puisse recevoir les 7,2 milliards d’euros qui lui sont encore dus dans le cadre du plan d’aide prolongé pour quatre mois en février dernier.

« Il faudrait réaliser en quelques jours des progrès qui n’ont pas été possibles sur plusieurs semaines », a déclaré vendredi un haut fonctionnaire au fait du dossier.

Etant donné la faible probabilité de voir un règlement être conclu dans les temps, la prolongation du plan d’aide actuel pourrait être envisagée .Cette prolongation permettrait de réserver les fonds auxquels la Grèce peut prétendre et de les mettre à sa disposition plus tard, lorsqu’un accord sur les réformes sera conclu.

Pour autant, les représentants de certains pays de la zone euro estiment qu’il faut se préparer à une troisième possibilité, celle d’un défaut de la Grèce.

« Pour la première fois, il y a eu une discussion sur un ‘plan B’ pour la Grèce », a précisé un autre responsable. Deux autres hauts fonctionnaires ont confirmé qu’une telle discussion avait eu lieu. Un tel scénario contraindrait probablement Athènes à mettre en oeuvre de mesures de contrôle des capitaux et à mettre en place une monnaie alternative

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