DSK vient donc d’être relaxé dans l’affaire dite du Carlton. Je ne m’autorise pas à commenter la décision des tribunaux, pas plus que je ne m’autorise à critiquer la décision de l’arbitre qui, lors d’un match de football commet une erreur d’appréciation révélée par les caméras.
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La Loi c’est sacré. Puisque c’est la Loi du plus fort.
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Ce procès est singulier. Personne ne doute du fait que DSK couchait avec des « putes » et qu’il le savait. Personne ne doute du fait que l’on était dans la corruption et les pots de vin déguisés, le trafic d’influence par bidets et pots de chambre interposés. Tout le monde sait que DSK en profitait pour manquer de respect à ces prostituées et les humilier. C’était, il est vrai plus facile avec les prostituées, dans le besoin , qu’avec Anne Sinclair.
Personne ne doute de ses perversions, de ses violences et de ses vices. Même plus son ex-femme, laquelle a tenu, vent debout, à soutenir son mari… tant qu’il a eu une chance d’accéder à la fonction suprême.
Pour tout dire je me désintéresse de l’aspect judiciaire de l’affaire DSK car je considère que l’Affaire, est ailleurs.
Elle est dans la morale publique
Elle est dans l’image que la France donne dans le monde
Elle est dans la veulerie des médias
Elle est dans la disparition même de ce que l’on appelait, avant, la dignité.
Elle est dans l’indifférence
On est en train de monter l’hypocrisie à son comble en ressortant la question de la sanction des clients de prostituées.
On salit le moindre Sarkozy, le moindre Le Pen et le minable Thouvenot pour des faits qui sont connus de tous, qui sont monnaie courante et même indispensables dans un monde politique obsédé par l’argent et le financement.
On épie les Français, on les écoute, on les contrôle afin de prévenir le moindre soupçon de danger pour la sécurité du pays, mais personne ne s’avise de poser la question des risques que les faiblesses sexuelles d’un leader vulnérable font courir au pays.
On dégage en touche sur le débat fondamental de l’éthique, de la moralité publique , du respect de la personne , du respect de la femme que l’on salit pour se blanchir etc etc… en s’attaquant, sur ordre venu d’en haut , à l’institution du juge d’instruction. On va jusqu’ à suggérer les comparaisons avec, l’affaire d’Outreau comme si il y avait rapport autre que de détournement d’attention entre les deux affaires !
Je ne suis pas un moralisateur, père fouettard, et je me fiche pas mal de ce que DSK ou Hollande font dans le privé et dans leur intimité, tant que cela ne me coûte rien en terme d’argent, d’image et de respect de mon pays. Le LGBT, Les Grands Bourgeois Travestis, peuvent faire ce qu’ils veulent de leurs fesses, cela est sans intérêt, tant qu’ils ne constituent pas des groupes de pression qui, malgré leur caractère minoritaire font la loi de la majorité.
De même je me moque que Valls aime le football ou soutienne Barcelone, mais je suis révolté à l’idée qu’il puisse avoir l’inconséquence, lui, un chef aux coups de mentons décidés, l’inconséquence de se mettre dans la position minable de s’excuser et de rembourser 2500 euros.Tous ce gens détruisent quelque chose de fondamental qui s’appelle : le respect.
Les Français ne méritent peut -être pas beaucoup mieux que ces chefs, ces élites , mais au moins on pourrait sauver la face, avoir le souci de les faire progresser, de les élever, pas de les rabaisser. Je plaide pour un retour non pas à la morale, mais au moins à la capacité d’indignation.
Document un billet de Christian Vanneste.
Les Français ne sont pas racistes. Ils sont à bout. Au secours ! La France se noie !François Hollande, bientôt déchu ?
Ce serait oublier un peu vite que ce « grand » économiste est celui qui a introduit la bombe à retardement des 35 heures dans le programme de Lionel Jospin, et qu’il a été son ministre de l’Économie et des Finances.
Ce serait oublier, aussi, que l’affaire de New York n’a été étouffée que par un arrangement avec la victime qui a coûté un million de dollars. Que l’argent côtoie le sordide à un tel niveau chez un « homme politique » qui se disait socialiste devrait éclairer les naïfs qui donnent toujours un sens à ce mot ! Ce serait oublier, enfin, le débat qui divise aujourd’hui le Sénat « de droite » et l’Assemblée « de gauche ». Celle-ci veut pénaliser les clients de la prostitution. Celui-là veut maintenir la sanction du racolage passif et ne pas s’en prendre à l’acheteur, c’est-à-dire à l’argent. Chacun est dans son rôle.
C’est entendu, le législateur écrit la loi, c’est-à-dire le droit, et comme l’ont rappelé les avocats de DSK, il ne faut pas confondre le droit et la morale. Mais alors, d’où vient le droit ? N’est-ce pas avant tout la morale objective qui régit les rapports des personnes en inscrivant dans la loi les règles morales qui prévalent dans un pays à un moment de son histoire ? C’est ce qu’on appelle le droit positif, et on peut même penser qu’il y a un droit supérieur qui découle d’une morale universelle. C’est cette morale qui nous est rabâchée en permanence sur la base d’une extension continue des droits de l’homme. C’est elle qui fait, par exemple, de l’avortement un droit alors qu’il était un délit, voire un crime. C’est elle qui poursuit avec acharnement la liberté de parole sur certains sujets quand elle se fait plus laxiste sur les débordements de la sexualité. Il est, pour moi, agaçant de voir célébrer l’innocence d’un homme dont le comportement me révulse, comme il révolte à juste titre beaucoup de femmes, quand on a passé pratiquement sous silence mes relaxes et la condamnation de ceux qui m’avaient diffamé. Il n’a rien fait d’illégal, certes, mais ce qu’il faisait n’était guère reluisant et lui était offert en raison de son pouvoir. J’ai été attaqué pour avoir dit une vérité qui n’était pas au goût du jour et que les crétins paresseux qui encombrent le monde médiatico-politique ignoraient. C’était, évidemment, juridiquement non condamnable mais « moralement » impardonnable…