Pour une fois , un constat pas trop biaisé de la situation économique

Dans le cadre des Perspectives 2015 de l’OCDE sur l’entreprise et la finance, on s’éloigne un peu du « économiquement correct » et on énonce quelques vérités d’évidence. Il reste une faiblesse dans ce constat de l’OCDE, c’est la situation du bilan du Système, là aussi on escamote le passif, on travaille sur des comptabilités qui ne sont pas à partie doubles. Or le système est malade du coté de son passif!

Ainsi on ose insister sur le fait que les sociétés sont peu enclines à investir, ce qui est le signe que la crise est loin d’être terminée. L’inflation reste trop faible pour être satisfaisante, les résultats en matière d’emploi sont toujours médiocres et la situation des finances publiques continue de peser sur les choix politiques dans de nombreux pays.

L’OCDE indique que les perspectives pour le monde de l’entreprise et de la finance demeurent complexes, et la manière dont les intervenants essaient de s’y adapter est porteuse de risques nouveaux, qui pourraient bien compromettre la croissance, le redressement de l’emploi et la possibilité offerte aux travailleurs de percevoir un revenu raisonnable lors de leur retraite.

Des actifs financiers dont le prix est faussé.

Les injections d’argent et les mesures d’assouplissement quantitatif ont été effectuées pour imprimer un élan supplémentaire à l’économie et pour éviter une paralysie des marchés monétaires provoquée par les craintes relatives au risque de contrepartie. Parmi les conséquences de ces mesures, on peut citer une surabondance de liquidités, un aplatissement des courbes de rendement et la réduction des primes de risques reflétées dans le prix des actifs financiers. Selon l’OCDE, cette stratégie a eu pour effet d’encourager les grands acteurs des marchés de capitaux à se lancer dans une recherche de rendement et à acquérir sur les marchés d’obligations et d’actions des actifs dont les prix ne reflètent sans doute pas de manière réaliste les risques qui leur sont associés.

Le risque n’est pas à son prix

La déconnexion par rapport aux risques qui en résulte se produit lorsque les sociétés cotées en bourse, auxquelles revient une part importante de la formation de capital dans le monde, voient beaucoup de risques se profiler alors que de grands acteurs des marchés de capitaux semblent ne pas s’en préoccuper du tout. Cette configuration troublante laisserait planer le spectre d’une nouvelle crise potentielle.

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