La France connaît une petite embellie conjoncturelle grâce à quatre facteurs.
-taux d’intérêts bas
-baisse du change
-existence d’une demande en retard, qui ne s’est pas manifestée par suite de la frilosité
-ralentissement des politiques d’austérité en Europe
L’amélioration n’est pas structurelle. Elle ne résulte ni d’une progression de la compétitivité, ni d’un élan de l’investissement.; nous sommes dans la vaguelette sur une tendance de fond qui reste détériorée.
L’emploi est un indicateur retard, il suit les améliorations, il ne les préfigure pas. On embauche après que l’on constate un mieux, pas avant et souvent on retarde le plus possible. Donc la petite embellie actuelle peut produire un petit mieux sur l’emploi dans quelques mois ou semaines.
Pour qu’il y ait véritable création d’emplois productifs, pas d’emploiS socialistes, il faut que le taux de croissance soit supérieur au taux de progrès de la productivité. Nous en sommes loin. Par ailleurs il existe encore en France de grosses poches d’inefficacité qui sont en quelque sorte du chômage potentiel.
Vous remarquerez que politiquement, le chômage a cessé d’être un thème porteur, on s’habitue à tout et puis le gouvernement a changé de politique de communication, et c’est efficace.
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La courbe du chômage a poursuivi sa progression au mois de mai…
Selon les chiffres du ministère du Travail, publiés mercredi soir, le nombre de demandeurs d’emploi dans la catégorie A (n’exerçant aucune activité), a encore augmenté de 0,5%, soit 16.200 personnes de plus, pour un total de 3.552.200 en France métropolitaine. En incluant les inscrits à Pôle emploi dans les catégories B et C (activité réduite), la hausse est de 1,3% (+69.600, soit un total de 5.414.200.
Il s’agit du quatrième mois consécutif de progression du chômage, et sur un an, à fin mai, la métropole compte 5,0% de demandeurs d’emploi en plus en catégorie A et 7,9% avec les catégories B et C.
Souci statistique
Ces chiffres doivent néanmoins être étudiés avec précaution… Le ministre du Travail, François Rebsamen, explique que « la statistique (…) a été affectée ce mois-ci par un événement inhabituel : la forte baisse inexpliquée du nombre des demandeurs d’emploi actualisés suivie, après relances multiples, d’une hausse d’une ampleur exceptionnelle ». « Il en a résulté une chute des sorties de Pôle emploi pour défauts d’actualisation », poursuit-il.
De quoi rendre cette publication « non comparable aux mois précédents et donc non interprétable », selon lui, avec une fourchette réelle en catégorie A qui s’établirait entre 7.000 et 10.000 chômeurs supplémentaires, contre les 16.200 annoncés.
Ancienneté
Les jeunes et les seniors sont une nouvelle fois très impactés… Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A de moins de 25 ans a augmenté de 0,9% en mai (+2,9% sur un an). Celui des 25 à 49 ans enregistre une croissance de 0,2 % (+4,1 % sur un an) tandis que celui des 50 ans ou plus s’accroît de 0,9% (+8,7% sur un an). Les nombre des inscrits depuis plus d’un an à Pôle Emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, a continué d’augmenter, de 1,4% sur un mois et de 1,9% sur un an. Leur part dans le nombre total des demandeurs d’emploi inscrits est stable sur un mois à 43,7% (+1,2 point sur un an). L’ancienneté moyenne des inscriptions est en hausse à 549 jours (+1 jour)…