Bond de la dette publique de la France

La consolidation budgétaire est au point mort en Europe: Il n’ a plus que de la Grèce que l’on attend des efforts, les autres pays ont un blanc-seing pour glisser « tout doucement, sans faire de bruit ».

Même Chypre, sans que ce soit annoncé, et sans que des textes soient pris, même Chypre revient en arrière sur les mesures qui ont été imposées à son économie.

La grande affaire en Europe, ce ne sont plus les déficits et les ratios de dettes, lesquels ne se sont jamais corrigés, non la grande affaire, c’est la dislocation sociale, les menaces sur le bi-partisme et les risques d’intégrité du Système Européen.

On veut arriver dans une position favorable pour les consultations électorales qui se profilent à l’horizon, en Espagne, France etc…L’Allemagne elle même est d’accord pour cette pause car c’est elle qui est visée en première ligne par les rebellions des partis eurosceptiques.

La dette publique de la France a bondi de 51,6 milliards d’euros au premier trimestre pour monter à 97,5% du PIB, soit 1,9 point de plus que fin 2014, une hausse qui met à mal les objectifs de la trajectoire des finances publiques adoptée au printemps.

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Selon les données publiées mardi par l’Insee, la dette de la France s’élevait fin mars à 2.089,4 milliards d’euros et sa hausse du premier trimestre est la plus forte depuis les trois premiers mois de 2012.

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Rapportée au produit intérieur brut, elle se situe nettement au-dessus de l’objectif de 96,3% fixé pour cette année dans la dernière trajectoire des finances publiques publiée en avril.
Celle-ci prévoyait que la dette publique atteindrait 96,3% du PIB fin 2015, après 95% en 2014, et culminerait à 97,0% en 2016 avant de revenir à 96,9% en 2017. Ce scénario a déjà été fragilisé par la nette révision à la hausse, à 95,6%, du solde de 2014, intervenue en mai. Mais pour le ministère des Finances, la forte augmentation de la dette au premier trimestre n’augure pas d’un dérapage en fin d’année.

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Accentuant ce phénomène saisonnier, la faiblesse des taux d’intérêt a incité l’Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l’Etat français, a accélérer son programme d’émissions depuis le début de l’année.
La seule dette de l’Etat a augmenté de 37,1 milliards d’euros au premier trimestre pour s’élever à 1.647,3 milliards.
Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (232,6 milliards fin mars, soit +15,8 milliards), des administrations publiques locales (187,4 milliards, en retrait de 0,8 milliard) et des organismes divers d’administration centrale (22,1 milliards, soit -0,5 milliard).

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