Le marché des bonds souverains est calme ce mercredi en matinée, ce qui permet aux valeurs bancaires de se stabiliser. Les cours des banques françaises montent de 1 à 2%. En fin de matinée des achats spéculatifs sur des rumeurs provoquent un décalage des cours plus important. voir ci dessous.
Le balancier des fausses nouvelles, des espoirs, des sondages rend les mouvements plutôt aléatoires, mais une chose est sure, il n’ y a pas de boule de neige. Nous évitons de rentrer dans le jeu de l’intoxication et des manipulations en commentant la situation a minima.
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« L’une des clés » à cette réaction des marchés reste notamment « le soutien » au marché du vaste programme de rachat d’actifs de la Banque centrale européenne lancé fin janvier, rappellent par ailleurs les stratégistes.
De son côté, le taux à 10 ans de l’Italie refluait à 2,289% contre 2,334% la veille.
Les pays jugés plus solides de la zone euro voyaient pour leur part leurs taux se stabiliser, signe que l’aversion au risque était peu prégnante sur le marché.
Le taux à 10 ans de l’Allemagne s’inscrivait à 0,773% contre 0,764% la veille, celui de la France à 1,198% contre 1,195%.
En revanche, le taux de la Grèce restait sous pression, à 15,639% contre 15,424% la veille.
A court d’argent, Athènes n’a pas pu honorer mardi le remboursement de 1,5 milliard d’euros dus au Fonds monétaire international, devenant ainsi le premier pays industrialisé à faire défaut vis-à-vis de l’institution.
L’Eurogroupe doit reprendre mercredi pour examiner les propositions d’Athènes qui a demandé mardi un nouveau plan d’assistance financière.
« Les chances d’un accord avant l’échéance du FMI étaient infimes et le marché fait face à une issue incertaine lors du référendum de dimanche » convoqué en Grèce pour approuver ou rejeter les dernières propositions de Bruxelles, soulignent pour leur part les stratégistes obligataires de BNP Paribas.
Ajout
La Bourse de Paris accélérait mercredi à la mi-journée (+2,86%), après avoir brièvement pris 3%, sur fond d’optimisme concernant la résolution du dossier grec alors que les discussions entre Athènes et ses créanciers devaient se poursuivre dans la journée.
A 11H26 (09H26 GMT), l’indice CAC 40 prenait 136,82 points à 4927,02 points. Il avait perdu 3,74% lundi et 1,63% mardi.
Selon des sources européennes, la Grèce se dit « prête à accepter » les réformes de ses créanciers, mais sous conditions.
A court d’argent, Athènes n’a pas pu honorer mardi le remboursement de 1,5 mrd EUR dus au Fonds monétaire international.
Le dossier va faire l’objet d’une nouvelle réunion téléphonique des ministres des Finances de la zone euro, initialement prévue mercredi matin et qui a été repoussée à 17H30 (15H30 GMT).
Ajout à 12h
Du côté des valeurs, le secteur bancaire, sensible à ce dossier, était en forte hausse à l’image de BNP Paribas (+3,40% à 55,99 euros), Crédit Agricole (+2,89% à 13,73 euros) et Société Générale (+3,67% à 43,41 euros).