Les sondages désavoueraient Tsipras.

Les derniers sondages indiquent que les Grecs voteraient « oui » à 47% contre « non » à 43%. Ce ci veut dire qu’une majorité voterait contre ses dirigeants qu’ils ont élus il y a 5 mois.

L’ancien bail-out est expiré avec le défaut de paiement et les dernières ouvertures de Tsipras ont été repoussées par le reste des dirigeants de l’Eurozone.

Les marchés européens dominés par les banques ont salué d’abord ce qu’ils ont pris pour un dégel de la situation avec l’ouverture de Tsipras, puis les indications des sondages. L’Euro de son côté varie peu.

Oudea, de la Société Générale est passé sur Bloomberg TV pour émettre un message rassurant, selon lequel, quelle que soit la situation, l’eurozone peut gérer la situation : « la structure des banques, l’exposition à la Grèce, l’économie Grecque sont différents de ce qu’ils étaient au début de la crise ». Et Oudéa a raison, une cordon sanitaire financier a été mis autour du pestiféré financier.

Malgré les ouvertures de Tsipras, les dirigeants européens , encouragés par les sondages, déclarent par la voix de Dijsselbloem qu’ils ne voient aucune raison de changer de position, ils ne voient aucune base de discussion. Ils attendent simplement le résultat du référendum de dimanche et ils prendront en compte le résultat.

La BCE de son coté maintient gelé le plafond d’aide aux banques sans toutefois le baisser, ce qui est habile. La situation bancaire est ainsi stabilisée si on peut dire puisque les banques sont fermées et que les retraits sont limités à 60 euros .

Pour affaiblir Tsipras, on fait courir diverses rumeurs comme celles selon laquelle il pourrait annuler le référendum. Celui ci a bien sur démenti et affirmé que « lundi, il sera à la table de négociation pour obtenir de meilleures conditions pour les Grecs et qu’un verdict populaire a plus de poids que la volonté d’un gouvernement.

Le sondage

« A GPO poll cited by euro2day.gr said 47 percent of people are leaning toward a “yes” vote, with those in the “no” camp not far behind with 43 percent. GPO interviewed 1,000 adults on Tuesday, four days after Tsipras’s call for referendum. There is a margin of error of 3.1 percentage points. »

Intervention de varoufakis.

Dans un billet publié sur son blog, le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis explique les raisons pour lesquelles il appellera ses concitoyens à voter « non » dimanche, au référendum sur le programme d’aide international dont bénéficie le pays, en échange de réformes. Une prise de position qui n’est pas sans risque.

Moody’s, qui a dégradé ce matin la note souveraine de la dette grecque, a prévenu qu’un vote négatif accroîtrait le risque d’une sortie de la zone euro, ce qui entraînerait des pertes importantes pour les créanciers du secteur privé.

« Les négociations sont au point mort car les créanciers (UE, BCE, FMI; ndlr) ont refusé de réduire le montant de notre dette impayable. Ils insistent pour qu’elle soit remboursée par nos enfants et petits-enfants », fustige-t-il. Mardi, le ministre finlandais des Finances, Alexander Stubb a en effet répété que l’extension ou la réduction du programme réclamées par le gouvernement grec seraient rejetées par l’Eurogroupe. « La plupart des économistes indépendants du FMI, le Gouvernement américains (…) pensent comme nous, que la dette doit être restructurée », ajoute Yanis Varoufakis.

Cette semaine, l’ancien patron du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn a recommandé un changement radical de méthode de négociations, plaidant pour « une très large extension et même d’une réduction nominale massive de sa dette à l’égard des institutions publiques ».

Le ministre des Finances cherche également à rassurer son peuple : la victoire du « non » n’entraînera pas une sortie de la zone euro. « L’argent déposé dans les établissements bancaires est en sécurité. Les créanciers ont fait le choix d’une stratégie basée sur le chantage, avec la fermeture des banques », regrette-t-il.

Depuis lundi, celles-ci sont « porte close » et les retraits aux distributeurs automatiques plafonnés à 60 euros par jour. Enfin, en votant « non », Yanis Varoufakis estime que la Grèce aura désormais du poids auprès des autres Etats membres et sera en position de renégocier les termes de sa dette.

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