Cela va sans dire que Varoufakis démissionnerait, mais cela va encore mieux en le disant.
Et ce n’est pas un chantage mais une conséquence logique. Notre constat majeur est que la Grèce est devenue ingouvernable, disloquée, éclatée et qu’elle est mûre… pour l’aventure. Tsipras, élu à gauche, mais en fait bien vite recentré, était la dernière chance que nous qualifierions de « normale ».
Notre conviction est que l’attention se porte là ou il ne faut pas: le « happening » avec les autorités européennes. Non? ce qui est important pour l’avenir, c’est la situation elle même.
Avec un pays dévasté et au bord de la perte d’espoir mais peut être résigné au pire, avec une Allemagne qui a joué son va-tout égoiste et irresponsable pour maintenir l’euro qui lui sert si bien et préserver ses débouchés, même si cela ruine ses partenaires.
L’Allemagne a joué « court » alors qu’il fallait jouer « long », anticiper tout ce qui va suivre et non pas le provoquer. L’Allemagne sera la grande perdante car elle n’a pas compris qu’elle tuait l’adhésion, elle croit, comme dans le passé que la kollaboration des « élites » lui suffira à remplir ses objectifs, elle se trompe.
La tactique qui a consisté à déconsidérer les élites locales en Europe, en leur faisant jouer double jeu, est à peu près percée à jour et les conséquences en terme crédibilité vont être terribles. Nous pensons que les thèmes de politique intérieure vont se modifier et se transformer. Les leaders qui auront le courage de se placer aux côtés de leur peuple et de les défendre face à ce qui est une agression d’une part et une trahison d’autre part, ces leaders ont un avenir.
L’Allemagne est vulnérable, fragile par de nombreuses voies. Elle n’est pas forte et stable par elle-même, elle l’est par son insertion dans un système dont elle profite et abuse. La force du créancier a pour limites la résistance de ses débiteurs. Si celui ci craque, la force du créancier se transforme en faiblesse. Les Chinois sont en train d’en faire la cruelle expérience. Eux qui doivent gérer une bulle interne provoquée par l’affaiblissement du système américain, affaiblissement qui l’a conduit à inonder le monde de crédit malsain.
En faisant preuve d’habilité pour naviguer politiquement, Merkel a fait preuve d’une curieuse myopie. Nous le répétons, même si cela semble par goût du paradoxe, l’Allemagne a commis beaucoup d’erreurs et elle le paiera très cher, financièrement d’abord, politiquement ensuite et enfin économiquement car les délais sont plus longs.
« In an interview with Bloomberg TV this morning, Greek Finance Minister Yanis Varoufakis confirmed that he would resign if there was a ‘Yes’ vote in Sunday’s referendum and suggested the government could be reorganised to push through a deal with creditors. He also suggested he believed a deal could be struck “within an hour” even if there was a ‘No’ vote. However, he said that any deal would not be an “extend-and-pretend” one, but would need to involve debt restructuring.
Meanwhile, Greek Prime Minister Alexis Tsipras’s letter saying he was prepared to accept most of the latest offer put forward by Greece’s creditors was rejected by the Eurogroup. Eurozone finance ministers stressed that there will be no further talks or negotiations until the referendum is over.
In an address to the Greek people, Tsipras confirmed that the referendum would go ahead and told people to “put the blame on our European partners for the restrictions and the asphyxiation of the banking system.” He also again accused European partners of “blackmail”. Separately, the ECB yesterday held the limit on Emergency Liquidity Assistance (ELA) to Greek banks at €89bn despite the expiry of the bailout and the missed €1.6bn IMF payment.
According to a new GPO poll conducted on behalf of BNP Paribas, 47.1% of Greeks are planning to vote ‘Yes’ in Sunday’s referendum and 43.2% are planning to vote ‘No’. The poll also shows that 74.2% of respondents think Greece should remain in the Eurozone “no matter the sacrifices”. Meanwhile, the Council of Europe has raised concerns about the Greek referendum given the short time period in which it is held and the lack of clarity around the question.
Open Europe’s Pieter Cleppe appeared on BBC World Service arguing, “It’s remarkable that the ECB hasn’t cut off emergency liquidity for Greek banks, despite the fact that they now appear insolvent given their dependence on the Greek state…This politicises the ECB even more, undermining its role as an impartial central bank.”
Open Europe’s Twitter coverage of the latest developments in Greece featured on the live blogs of The Daily Telegraph, The Guardian, The Irish Times and Belgian daily De Morgen. The Daily Telegraph’s live blog also cited Open Europe’s blog post on why the latest proposal sent to creditors by Tsipras was not sufficient to clinch a deal. »