Varoufakis vient d’annoncer sa démission pour faciliter les négociations avec l’Europe.
De fait Varoufakis dérangeait, car il était le seul compétent et il raisonnait en économiste, faisant valoir des thèses qui étaient favorables non seulement à la Grèce, mais également à l’ensemble européen. Varoufakis faisait valoir que la reprise économique Grecque bénéficierait à tous les pays et lèverait une incertitude, un vent contraire. Schauble qui lui pense en juriste Allemand. Il ne voulait pas entendre parler de Varoufakis.
Compte tenu du caractère profondément démocratique de l’Europe, c’est donc Varoufakis qui a annoncé son retrait.
On notera que le FMI est maintenant proche des thèses de Varoufakis, il pense que les dettes sont non remboursables et qu’en maintenir le principe est irréaliste; quant aux USA, ils font également pression pour que la situation soit débloquée par une restructuration de la dette.
Bref le bon sens est du coté de Varoufakis, mais c’est lui qui démissionne.
Nous somme face à un problème politique, il faut pour avancer et débloquer la situation que quelqu’un accepte de perdre la face, c’est le gagnant, Varoufakis qui se sacrifie. Dans ses propos d’hier soir, Merkel semble moins intransigeante, la rencontre avec Hollande sera
peut-être l’occasion de lâcher un peu de lest, non que Hollande puise avoir une influence, mais simplement parce que la rencontre offre un prétexte pour faire glisser les positions. Hollande ne s’est guère avancé à ce stade, il veut « que la Grèce reste dans l’Europe ». La gestion du dossier grec est devenu très difficile en raison de l’état de l’opinion publique Allemande.
Au plan technique, il faut maintenant trouver une solution pour assurer le fonctionnement monétaire du système Grec; les solutions sont multiples:
-émission d’euros autonome,
-émission de reconnaissances de dettes, façon Californie
-nationalisation des banques
La BCE semble avoir gelé le plafond de ses avances au titre de l’ELA.
Le « non » de la population au plan d’austérité proposé par les créanciers du pays était clair et net : plus de 60% lors du référendum. Malgré cette victoire pour le gouvernement, le ministre des finances, Yanis Varoufakis, a annoncé sa démission. Fier du vote de ses compatriotes, Varoufakis s’explique sur son blog. « Peu de temps après le résultat, j’ai été mis au courant d’une certaine préférence de participants à l’Eurogroupe et d’autres partenaires pour mon… absence lors des réunions », écrit-il. « Une idée que le Premier ministre a estimé potentiellement positive pour qu’il obtienne un accord. Pour cette raison, je quitte le ministère des finances aujourd’hui », ajoute-t-il.
« Je considère qu’il est de mon devoir d’aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il l’entend, le capital que le peuple grec nous a confié lors du référendum d’hier », poursuit Varoufakis, qui « portera l’aversion des créanciers avec fierté » et qui soutiendra « totalement le premier ministre Tsipras, le nouveau ministre des finances et le gouvernement ».