La Russie désignée comme ennemi numéro un… préparation des esprits

La Russie « constitue la plus grande menace pour la sécurité nationale Américaine et son comportement n’est rien d’autre qu’alarmant  » vient de déclarer le général du Corps des Marines, Joseph Dunford.

Dunford devrait être nommé Chairman of the Joint Chiefs of Staff.

Nous vous recommandons de lire le remarquable ouvrage intitulé : « La fabrication de l’ennemi », nous avons maintes fois attiré l’attention sur ce livre fondamental.  On prépare les guerres à long terme en  fabricant son ennemi. Profitez-en pour revoir les déclarations et les mises en garde de Eisenhower lors de son départ des affaires. 

Aucune analyse de la stratégie d’encerclement de la Russie par l’OTAN par Dunford, aucune analyse des entreprises de déstabilisation des voisins de la Russie par le pouvoir Américain avec Nuland et son mari Néo-con Robert Kagan, encore en pleine action en Macédoine;  rien sur les échecs sanglants des interventions qui ont crée et étendu les conflits islamiques, rien de rien. Ce qui est important dans le message de Dunford, c’est l’affirmation que la Russie constitue une menace existentIelle pour les Etas-Unis, une étape est franchie avec cette affirmation.

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Rien non plus sur les provocations qui sont pain quotidien à l’égard de la Chine. Rien sur la politique monétaire Américaine qui a inondé le monde de capitaux, favorisé les déséquilibres des BRICS et qui les font chuter, un après l’autre, avec le reflux. On mène une politique cynique, imprudente, on déséquilibre et on tire le tapis. La concertation globale, avec les multiples G-machins, a été un masque, un alibi qui a volé en éclat avec les limites à la croissance financière imposée par la GFC. On fabrique des ennemis, ont cherche les changements de régime, on provoque le chaos et on accuse.Et maintenant , les rivaux stratégiques ont compris, ils se préparent.

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Il n’y a pas complot, il y a une logique qui est celle du monde que les USA ont fait, un monde qui se disloque et qu’ils veulent coûte que coûte pousser à l’extrême, voir le livre de Kagan « The World América made ». L’impérialisme est bien le stade suprême du capitalisme à condition d’être clairvoyant et de savoir corriger et de remplacer le stade suprême du capitalisme, par son avatar, le  « stade suprême du capitalisme financier ». Car on est sorti depuis belle lurette du capitalisme productif de richesses, ce capitalisme civilisateur, producteur de progrès pour le plus grand nombre et instrument de paix.

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La Pax Américana a muté en son redoutable contraire, logique de la dialectique sur laquelle les intellectuels n’ont même plus envie de réfléchir. Personne ne cherche à comprendre ce qu’il y a derrière la finance. On fait comme si la finance était une sphère en elle même, alors que ce qu’il y a derrière la finance, c’est la lutte pour s’attribuer les richesses, les ressources réelles, leur acheminement  et bien sur le surproduit mondial.

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Si on fait comme nous l’analyse que la crise du Système du capitalisme financier est en passe de s’aggraver, si on fait comme nous le constat que les remèdes augmentent  les déséquilibres et les motifs d’affrontement, on comprend que les élites Atlantistes fabriquent leurs futurs ennemis pour sauver, par la destruction des promesses intenables,  leur ordre qui n’est qu’un désordre. Peu à peu vous vous habituez à l’idée de la guerre possible. Vous souriez quand Soros lance un avertissement et conseille de tout faire pour réintégrer la Chine dans le jeu mondial au lieu de la marginaliser et de la forcer à suivre la voie « rogue ». Nous sommes en phase de transition, le monde se prépare à l’alternative soit de la reprise de l’intégration, de la coopération  et de l’ouverture, soit à son autre branche, la dislocation , les conflits, puis l’affrontement. Relisez notre texte, intitulé: « Un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien.. »

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« Russia presents the greatest threat to U.S. national security and its behavior is « nothing short of alarming, » Marine Corps General Joseph Dunford told lawmakers on Thursday as they weighed his nomination to become chairman of the Joint Chiefs of Staff.

Dunford also added his voice to those Pentagon officials who have supported providing lethal arms to Ukraine to help it defend itself from Russia-backed separatists, a step that President Barack Obama has so far resisted.

« My assessment today, senator, is that Russia presents the greatest threat to our national security, » said Dunford, the Marine Corps commandant, who is expected to swiftly win Senate confirmation to become the top U.S. military officer.

Relations between Moscow and the West have plunged to a post-Cold War low since Russia’s intervention in Ukraine upended assumptions about the security of NATO’s eastern flank.

« If you want to talk about a nation that could pose an existential threat to the United States, I’d have to point to Russia. And if you look at their behavior, it’s nothing short of alarming, » he said.

White House spokesman Josh Earnest said later the administration was mindful of Russia’s destabilizing activity but Dunford’s comment reflected « his own view and doesn’t necessarily reflect the … consensus analysis of the president’s national security team. »

In Dunford’s view, Russia is at the top a list of security concerns that also included China, whose rapidly expanding military has alarmed Pentagon officials, North Korea and the threat from Islamic State militants.

Without weapons to counter tank and artillery fire, Ukrainian troops would not be able to fend off « Russian aggression, » he said.

« From a military perspective it’s reasonable that we provide that support to the Ukrainians, » Dunford said.

U.S. Defense Secretary Ash Carter has also said he was inclined to provide defensive arms to Ukraine. But Carter has qualified that position, saying economic sanctions should be the primary focus for exerting pressure on Moscow.

The wide-ranging hearing covered everything from Dunford’s views on the conflict in Syria to the growing U.S. military focus on the Asia-Pacific and how he got his nickname, « Fighting Joe. »

Asked whether Obama’s strategy of pursuing a multisectarian Iraq would be successful, Dunford acknowledged the country is beset by a deep sectarian divide that is fueling the Islamic State movement. »

2 réflexions sur “La Russie désignée comme ennemi numéro un… préparation des esprits

  1. Ca me fait penser à ce que l’on peut trouver dans les jeux vidéos de stratégie ou massivement multi-joueurs. Si ça se trouve les gouvernements doivent avoir des logiciels de simulation du même type et ils se font de temps en temps des parties.

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