NOUS NE COMMENTONS PAS.
Le gouvernement grec a transmis ses nouvelles propositions à ses créanciers de la zone euro. Il demanderait vendredi au Parlement de voter un certain nombre de mesures immédiates.
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Dans ses propositions mises au point jeudi et transmises en fin de soirée, la Grèce se plierait aux exigences de ses créanciers. Elle prévoit notamment une hausse des taxes sur le transport maritime et une suppression, pour la fin 2016, de la fiscalité avantageuse dont bénéficient ses îles, composantes essentielles de l’industrie du tourisme.
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En échange des efforts consentis, Athènes réclame un financement de 53,5 milliards d’euros pour couvrir les obligations liées à sa dette jusqu’en 2018. Le gouvernement de la gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras veut aussi que ses créanciers revoient les objectifs en matière d’excédent primaire pour les quatre prochaines années et un allègement du poids de la dette à long terme.
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Nous ne voyons rien qui puisse servir au re-démarrage de la machine économique Grecque, ce qui était l’originalité et le « plus » apportés par Varoufakis.
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Le président de l’Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, Dijsselbloem, a confirmé avoir reçu les propositions, mais ne fera pas de commentaire sur ces nouvelles propositions tant qu’elles n’auront pas été évaluées par la Commission, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Dijsselbloem dit qu’il faut s’attende à une annonce majeure samedi. D’autres Pays du Nord font remarquer qu’il y a un fossé entre prétendre faire des propositions et les mettre en oeuvre.
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Ces mesures supposées enflamment les marchés boursiers. L’euro remonte au dessus des 1,11 contre dollar.
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La Vouli, le Parlement grec monocaméral, sera convoqué vendredi pour autoriser le gouvernement à négocier une série d’actions préalables à prendre avant de recevoir les premières aides.
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Les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont prévu de se réunir en sommet dimanche pour évaluer les propositions de réformes. S’ils estiment qu’elles peuvent servir de base à des négociations pour un prêt de trois ans et à des crédits relais pour maintenir la Grèce à flot, la Vouli se réunira alors à nouveau la semaine prochaine pour transformer les propositions en lois.
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Le chef des Grecs indépendants, parti allié à Syriza au sein de la coalition au pouvoir, n’a pas signé la liste des propositions. Les Grecs indépendants ont menacé de retirer leur soutien au gouvernement en cas de suppression des exemptions d’impôts dont bénéficient les îles. Le ministre de l’Energie, Panagiotis Lafazanis, qui représente la gauche de Syriza, n’a pas non plus signé.
-Les propositions adressées jeudi soir par la Grèce prévoient aussi un relèvement de la TVA sur la restauration à 23% (à 13% pour l’hôtellerie), de présenter une réforme des retraites et de fixer un calendrier ferme pour les privatisations de différentes propriétés de l’Etat dont le port du Pirée et les aéroports régionaux.
-La Grèce propose notamment de supprimer par étapes à l’horizon fin 2019 le complément de pension pour les retraités les plus modestes (Ekas).
-Elle prévoit aussi de réduire les dépenses en matière de défense d’un montant de 300 millions d’euros d’ici la fin 2016.
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En clair, pour redresser l’économie Grecque, il s’agirait de réduire l’attrait et la compétitivité de sa principale industrie, le tourisme.
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La Grèce vit au rythme du contrôle des mouvements de capitaux depuis le 29 juin avec des banques fermées et les retraits aux distributeurs de billets rationnés.
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Depuis 2010, la Grèce a bénéficié de deux plans de sauvetage de la part de la zone euro et du FMI qui prévoyaient des financements contre l’instauration de mesures d’austérité, mais dans le même temps, le produit intérieur brut (PIB) du pays a diminué du quart, tandis que le taux de chômage montait à 25%.
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Quelques heures avant l’expiration de la date limite pour la présentation des réformes, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a reconnu que l’effacement d’une partie de la dette de la Grèce pourrait être nécessaire pour la rendre supportable tout en excluant cette éventualité.
Il a fait valoir que les règles européennes empêchaient d’effacer une partie des créances sur la Grèce. Merkel a fait des déclarations nuancées dans le même sens. Le FMI et les Américains font le forcing pour une réduction de la charge de la dette grecque.
Les trois institutions, ex-Troika, représentant les créanciers (CE, BCE, FMI) livreront leur évaluation initiale vendredi soir. Si elle est globalement positive, l’Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro décidera samedi de l’utilité d’accorder un prêt sous condition du Mécanisme européen de stabilité (MES). La décision nécessite l’assentiment de pays représentant 80% du capital du MES.
On s’interroge sur les moyens et subterfuges qui permettraient à Merkel de faire passer une acceptation de concessions aux demandes grecques si celle ci devaient être accordées. Les besoins supplémentaires Grecs sont évalués à plus de 50 milliards.