Les milliardaires , grands gérants de Hedge Funds, réunis au cours d’une conférence à New York, avertissent que le krach chinois est très important. Il est plus gros que les subprime, mais peut-être pas assez pour provoquer une déroute globale.
Depuis le pic du 12 Juin, près de 4 trillions de dollars de « Valeur » se sont évaporés. Les investisseurs sur marge se sont dégagés en panique. Le président chinois a tenté d’intervenir pour calmer les craintes, des mesures draconiennes ont été prises afin de limiter le jeu du marché.
La bulle chinoise est en train d’éclater et les autorités ont choisi la même voie que les autorités occidentales, la fuite en avant et la dissimulation. Il n’est pas sur qu’elles avaient le choix.
Le fait est qu’il est difficile d’apprécier les conséquences du krach car la transparence là bas est quasi nulle, y compris pour les pouvoirs publics. Les pratiques des intermédiaires et le shadow crédit, sont tout sauf transparentes.
Par ailleurs, l’articulation avec les performances économiques réelles est très lâche: aussi bien les chiffres macro que les résultats micro sont douteux. ce qui rend difficile l’appréciation de la solvabilité et de la rentabilité réelles.
Certains observateurs font valoir les résultats passés de l’économie chinoise et ils mettent en avant les réalisations. Nous pensons que c’est une erreur de raisonnement.
Tout Système à deux faces, une face »actif » qui est celle que l’on voit, et une face « passif », qui est celle que l’on ne voit pas. On ne voit jamais le passif d’un bilan, or c’est par le passif que se déclenchent les crises! Par les désajustements du passif vis à vis des actifs d’une part et par les désajustements à l’intérieur des passifs eux mêmes d’autre part.
Quand les Maîtres vous disent que tout va bien , ils vous pointent toujours l’actif du Système, ils escamotent toujours son passif. Yellen et Bernake par exemple n’introduisent jamais la dette dans leurs présentations, c’est l’un des mots les moins utilisés.
Comme nous l’avons déjà expliqué nos crises sont des crises dites de balance-sheet. Ce qui peut également se formuler par crises d’excès de passif, de passifs mal structurés, ou encore d’excès d’ayant-droits et de promesses que l’on ne peut tenir.
En sens la crise chinoise n’est qu’un symptôme du mal plus vaste qui va nous emporter. Nous pensons que le monde global ne peut supporter une régularisation des politiques monétaires et en aucun cas celle du Centre Anglo-Saxon.
Enfin , la Chine est un Système semi-isolé , mais perméable. La porosité est forte, par le biais des mouvements de capitaux plus ou moins licites, mais personne ne peut mesurer les effets de contagion dans pareille circonstance.
Ce qui est le plus clair, c’est d’une part le risque sur la demande mondiale de matières premières et d’autre part, les risques sociaux si l’activité continue de ralentir.
Extraits
« Hedge fund manager Paul Singer said that China’s debt-fueled stock market crash may have larger implications than the U.S. subprime mortgage crisis, echoing warnings from fellow billionaire money managers Bill Ackman and Jeffrey Gundlach.
“This is way bigger than subprime,” Singer, founder of hedge fund Elliott Management, said at the CNBC Institutional Investor Delivering Alpha Conference in New York in response to a question about China’s crash potentially affecting other markets. Singer said it may not be big enough to cause a global financial market conflagration.
China’s stock market has dropped from a June 12 peak wiping out almost $4 trillion in value in less than a month after investors who borrowed to buy shares had to unwind trades. Markets tumbled even as President Xi Jinping’s government ramped up efforts to stem the rout, including preventing share sales of companies.
The threat to markets from the country is a bigger concern to Ackman, who runs Pershing Square Capital Management, than Greece.
“China is a bigger global threat by far,” Ackman said Wednesday at the conference. “The Chinese stock market is a fairly remarkable phenomenon and I think kind of a frightening one.”
Ackman said he’s worried about China’s lack of transparency and questioned the reliability of its economic statistics, the same day that China said gross domestic product rose 7 percent in the last quarter.
“If you look at the Chinese financial system, you look at shadow banking, you look at the amount of leverage, you look at how desperately they worked to keep the stock market up. It looks worse to me than 2007 in the U.S,” Ackman said.
Gundlach Comparison
DoubleLine Capital co-founder Gundlach compared the stock market there with the Nasdaq in 1999, 2000, when technology stocks collapsed.
“China is really kind of concerning,” Gundlach said in an interview with CNBC at the conference. “China is far too volatile and murky to invest in.”
Mary Erdoes, chief executive officer of JPMorgan Asset Management, said at the event that China’s equities markets don’t reflect the economy.
“It’s been 25 years of 7 percent growth,” said Erdoes. “No other country has displayed that. Not even the U.S. There’s a lot going on in the economy and it’s completely disassociated with the stock market.”