Pour que les choses soient claires, nous respectons Jean-Pierre Chevènement.
Qu’est-ce que cela veut dire?
Le respect s’analyse en deux composantes:
1 l’admiration
2 la crainte
Nous n’insisterons pas sur l’admiration , elle va de soi pour quelqu’un qui méprise les jeux politiciens, les mensonges et l’incohérence du pragmatisme dominant.
Nous préciserons en revanche notre crainte.
La philosophie politique qui sous tend la pensée de Chevènement est articulée autour de la République, l’Etat, le rôle directeur des élites intelligentes et le moteur du collectif.
Ce n’est pas notre choix et ce n’est pas par idéologie. C’est par réflexion et expérience personnelles.
Je ne partage pas le mythe du Chef qui sait. Le « chef qui sait » dérive toujours vers le Maître qui ordonne.
Je me méfie du collectif, des élites fers de lance de la République qui détiennent la clef de l’intérêt général et de l’avenir de la société. Je crois à la Société Civile plus qu’en Chevènement et encore plus au combat.
Pas au débat, au dialogue car ce sont des attrape-nigaud qui ont été dénaturés. Non je crois à l’affrontement d’où naît le dépassement des contradictions. Je crois que chacun doit rester ce qu’il est, je récuse le sacrifice, car il masque toujours une exploitation , une aliénation. Combat des groupes, des classes, de tout ce qui est différent, pour subsister pour persévérer dans son être, et sa logique. Ceci, pour moi, engendre l’optimum, le progrès si il existe, et la prospérité du plus grand nombre.
Comme je le répète souvent, l’homme est une intersection , entre autres, une intersection du collectif dans lequel il est pris dès sa naissance et de l’individuel qui le mène à sa réalisation personnelle puis à la mort.
Le curseur entre le collectif et l’individuel se déplace sans cesse, à sens unique , du côté du collectif. C’est un contresens paresseux que de dire que nos sociétés sont rongées et dominées par le libéralisme. Examinez nos sociétés avec l’oeil du sociologue qui est capable d’étudier le fait social objectivement et vous verrez, il n’ y a nul libéralisme dans tout ce fatras . On confond avec l’égoïsme de la consommation et de la jouissance.
Nos sociétés se socialisent doucement, plus vite pendant les crises. La marche au socialisme est une sorte de produit du capitalisme pervers qui refuse l’élimination du capital improductif, périmé et dépassé. C’est une production organique du capitalisme d’état globalisé/globalisant. C’est la forme d’exploitation qui tend vers le NOM. Cela s’appelle la sociale-démocratie universaliste; c’est mon ennemi. Sous des oripeaux généreux, elle est l’instrument idéologique et politique de la domination des classes kleptocratiques, du très grand Capital socialisé et mondialisé. Du capital quasi synarchique.
Je suis contre cette alliance entre les politiciens éclairés par le Savoir et le Capitalisme d’Etat façon Airbus … ou Areva.
Le capitalisme d’état se développe en prétendant lutter contre chômage. La lutte contre le chômage est une mystification. Ce capitalisme-là produit le chômage et il survit en prétendant lutter contre. Pourquoi? Parce qu’il sacrifie l’individu à une Idée, celle de Nation, celle de République, celle d’ Etat, celle de Modernité, celle de Progrès. Il fait marcher sur la tête! Ce capitalisme brise les forces vives individuelles, la preuve: il ne réussit rien, aucun Google, aucun Facebook, aucun Netflix…
La compétitivité est un moyen de broyer les individus quand elle est résultante d’une politique venue d’en haut. Et elle fait en sorte de réduire la compétitivité , l’industrie, l’intelligence, la capacité d’inventer et d ‘innover et d’entreprendre des individus. Pour faire croire qu’elle est efficace. Elle produit une bureaucratie qui nous détruit pour tenter de nous prouver qu’elle a raison. Ils ne font illusions que grâce aux handicaps dont ils nous accablent. Que grâce aux chaînes qu’ils nous passent aux pieds et aux colliers qu’ils nous glissent au cou.
Cela dit étudiez les actes du Colloque
Les actes du colloque du 13 avril 2015 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.
Actes du colloque de la Fondation Res Publica: « L’euro est-il soutenable ? Le nouveau test de la Grèce »
Accueil par Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica
Le noeud coulant par Jean-Michel Quatrepoint, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica, journaliste économique
L’économie grecque, l’intégration européenne et l’euro par Olivier Delorme, écrivain et historien, ancien Maître de Conférences à Sciences Po
Comment la Grèce est passée de la capitulation à l’intransigeance par Thanos Contargyris, économiste, dirigeant de Dialogos Ltd, membre d’Attac Grèce
L’alternative de la monnaie parallèle par Dominique Garabiol, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica, professeur associé à Paris 8
Conclusion de Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica
Débat animé par Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica.
Voir les actes du colloque « L’euro est-il soutenable ? Le nouveau test de la Grèce » en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.
Le cahier imprimé du colloque « L’euro est-il soutenable ? Le nouveau test de la Grèce » est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.
Mots-clés : euro europe fondation res publica grèce
Rédigé par Chevenement.fr le 16 Juillet 2015 à 16:06 | Permalien | Commentaires (1)