Les actions chinoises ont chuté de plus de 8% en clôture lundi.
Les grands indices ont subi leur plus forte baisse depuis 2007, interrompant une période de calme relatif sur les marchés chinois depuis que Pékin a mis en place une série de mesures d’urgence pour enrayer la chute des cours entamée mi-juin.
L’indice CSI300 des plus grandes valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen a chuté de 8,6% à 3.818,73 points, et l’indice Composite de Shanghai de 8,5% à 3.725,56 points.
A Hong Kong, l’indice Hang Seng a reculé de 3,1%, sa plus forte baisse quotidienne en près de trois semaines.
Cette chute fait suite à la publication de résultats moroses de groupes industriels chinois lundi et d’un indice d’activité décevant dans le secteur manufacturier vendredi.
Le marché chinois est un marché de spéculateurs, les investisseurs dits fondamentaux n’y jouent qu’un rôle marginal. Le momentum, c’est à dire la croyance en la hausse est déterminant. Les autorités ont engagé leur crédibilité dans le soutien du marché et c’est la raison pour laquelle beaucoup de grandes maisons comme Goldman Sachs émettent encore des conseils positifs. Le marché chinois n’est plus un vrai marché depuis les mesures dirigistes qui ont été prises pour stopper la chute et le mouvement de ce jour parait étonnant; pourquoi laisser remettre en question la stabilisation opérée à grands frais.
Les autorités ont reconnu indirectement les difficultés que traversent l’économie en prenant la décision de laisser plus de marge de variation au Yuan pour soutenir l’export.
les sorties de capitaux sont considérables, de l’ordre de 250 milliards de dollars pour le dernier trimestre et les réserves de la PBOC sont en repli sensible malgré les excédents commerciaux.