Principaux résultats des enquêtes mensuelles de Markit auprès des directeurs d’achat en Europe
La croissance du secteur privé a accéléré dans la deuxième partie de juillet en zone euro avec un regain d’optimisme dû à l’apaisement de la crise grecque, montrent les résultats définitifis de l’enquête Markit auprès des directeurs d’achat.
L’indice PMI composite, à 53,7 en version préliminaire, a finalement atteint 53,8, en repli par rapport aux de 54,2 touché en juin.
L’indice qui intègre l’activité dans les services et le secteur manufacturier se maintient depuis la mi-2013 au-dessus du niveau de 50 à partir duquel il pointe vers la croissance.
Selon Markit, l’indice composite laisse prévoir une croissance du produit intérieur brut de 0,4% au troisième trimestre. « L’économie de la zone euro a montré une résilience rassurante face à la crise dette en juillet », a observé Chris Williamson, chef économiste de Markit.
L’indice PMI des services a aussi progressé dans sa version définitive par rapport à l’estimation « flash », à 54,0 contre 53,8, mais en-deçà là aussi du pic de 4 ans de juin à 54,4.
Comme chaque mois depuis plus de trois ans, les entreprises ont dû consentir des baisses de prix mais celles-ci ont été légères. Le sous-indice des prix de sortie est ainsi remonté à 49,8 contre 49,4 en juin, au plus haut depuis son passage sous la barre des 50 en avril 2012.
France, on marque le pas
La croissance de l’activité dans le secteur des services a marqué le pas le mois dernier en France après ses plus hauts depuis l’été 2011 atteints en juin.
L’indice du secteur des services est ressorti à 52,0, contre 54,1 en juin.
L’indice composite, qui combine des éléments de l’indice du secteur manufacturier et celui des services, est revenu de son côté à 51,5 contre 53,3 en juin.
Outre des nouvelles commandes moins dynamiques, les chefs d’entreprises du secteur des services interrogés par Markit font état d’un ralentissement du volume des affaires en attente et d’une légère contraction de l’emploi pour la première fois en cinq mois. Cet environnement se traduit par un recul des perspectives d’activité qui, après un plus haut de plus de trois ans affiché en juin, sont retombées à leur niveau le plus faible depuis début 2015.
Pour Jack Kennedy, économiste de Markit, « la détérioration des perspectives d’activité et le retour à la contraction de l’emploi témoignent d’un certain scepticisme des entreprises quant à l’existence d’une véritable reprise économique. »
« Dans un tel contexte, les bons résultats du mois dernier pourraient n’avoir été qu’un feu de paille », ajoute-t-il.
Italie, ralentissement marqué
Le secteur des services italien a vu sa croissance ralentir davantage que prévu en juillet, avec notamment des entreprises qui ont licencié du personnel pour la première fois en six mois, selon l’enquête mensuelle Markit/ADACI.
L’indice PMI des services est ainsi revenu à 52,0 contre 53,4 en juin, niveau qui avait constitué un pic de 12 mois. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 53,0.
L’indice reste néanmoins au-dessus de la barre de 50 pour le cinquième mois d’affilée.
Le sous-indice des nouvelles affaires a en outre atteint un pic de trois mois, à 53,7, ce qui pourrait annoncer un rebond de la croissance à venir dans la troisième puissance économique de la zone euro, qui émerge lentement de trois années de récession.
L’indice composite, pondération du secteur des services et de l’activité manufacturière, est revenu à 53,5, un creux depuis mars, contre 54,0 en juin.
Consommation en berne en zone euro
Les ventes de détail se sont contractées nettement plus que prévu au cours du mois de juin dans la zone euro, selon les données publiées par Eurostat. Le volume des ventes du commerce de détail corrigé des variations saisonnières a ainsi reculé de -0,6%, alors que le consensus des économistes interrogés par Bloomberg était positionné à -0,2%. Sur un an, l’indicateur est cependant en progression de 1,2%.
Le recul de juin s’appuie principalement sur la contraction de -0,8% du secteur « Alimentation, boissons, tabac » et de -0,2% du secteur non-alimentaire, tandis que les ventes de carburants sont restées stables. Les plus fortes baisses ont été constatées en Allemagne (-2,3%) et en Slovénie (-1,6%).