Grèce, Schauble veut continuer à avoir la main sur le noeud coulant autour du cou Grec

Les pays du nord veulent pouvoir « tenir » le gouvernement grec et pour cela ils sont favorables à des prêts relais , c’est à dire à l’instauration d’une situation précaire.

Ils n’ont pas renoncé à saboter les accords et ils obligent Tsipras a gigoter comme un pantin au bout d’une corde tenue par … son opposition.

Nous pensons que Tsipras boira la coupe jusqu’à la lie, « la bourgeoisie n’est pas tendre avec les vaincus, elle est même sans pitié »

Tsipras se trompe, comme on le voit ci dessous, totalement d’analyse, il espère en se rangeant dans le camp de ses adversaires obtenir un peu de miséricorde, et c’est pour cela qu’il attaque Varoufakis, ce faisant il abandonne ses dernières armes, les quelles sont aussi ses derniers remparts pour protéger sa dignité.

Contrairement à son affirmation, Tsipras ne conduit pas l’avant garde des pays progressistes en Europe, il n’y a nul progressisme à donner l’exemple de l’incompétence, de la lâcheté et de l’inconséquence. Tout ce qu’il a obtenu par ses rodomontades pseudo progressistes mal articulées, c’est une aggravation sanglante du plan d’austérité et de perte de souveraineté imposé par Schauble.

la solution au drame Grec n’était pas l’affirmation d’un progressisme imbécile face à la bourgeoise, cela est hors de propos. La solution d’une restructuration/ allégement de la dette n’est ni de gauche ni de droite, elle est technique. Et elle a été pratiquée de tous les temps par des institutions aussi bien de droite que de gauche.

En affirmant ses positions idéologiques, Tsipras a fait échouer , nous l’affirmons, une négociation qui aurait normalement pu aboutir, à condition qu’on l’habille pour qu’elle soit acceptable par les Allemands.

Tsipras a fait de la provocation enfantine, il a pris une claque et maintenant, le pire est qu’il continue en affirmant ne pas croire au plan qu’il fait lui même voter!

« Faire échouer l’accord, C’est ce que certains cherchent systématiquement, et nous avons la responsabilité d’éviter cela, de ne pas le faciliter », a déclaré le Premier ministre à la fin d’une nuit de débat parlementaire, dont l’extrême longueur a été sans doute voulue par la Présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou, farouchement opposée à ce nouveau plan de 85 milliards d’euros

Le dilemme était entre un plan de sauvetage dans l’euro, et un plan de sauvetage avec retour à la drachme, comme continue à le suggérer aujourd’hui le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a lancé le Premier ministre à ceux qui, à l’intérieur de son parti de gauche radicale Syriza, critiquent son choix d’avoir souscrit ce nouveau plan

Quelques minutes après ce discours, les députés du Parlement grec s’apprêtaient en effet à voter sur le plan.

Le vote est acquis à Tsipras grâce aux voix de l’opposition, mais il risque de perdre sa majorité parlementaire. Déjà au cours des deux précédents votes relatifs à ce plan, il a perdu entre 30 et 40 des 149 députés Syriza.

Je vous appelle tous à ne pas donner aux cercles les plus conservateurs en Europe l’occasion inespérée de torpiller l’accord, ce qui aboutirait à la multiplication des prêts-relais, a-t-il dit.

M. Tsipras a estimé que la Grèce était à l’avant-garde d’une Europe progressiste qui ne croit pas au fond des plans conservateurs, et réclame une voie alternative. Notre position n’a pas changé, mais elle ne peut reposer sur des chimères, a remarqué le premier ministre.

Il a indiqué que son gouvernement a pris la responsabilité de continuer le combat plutôt que de se suicider, et d’aller ensuite courir les forums internationaux pour dire que ce n’est pas juste qu’on se soit suicidés.

J’ai préféré le compromis à la danse de Zalongo, a précisé le Premier ministre, une expression faisant référence à un épisode de l’histoire grecque au 19ème siècle, un suicide collectif depuis une falaise d’un groupe de femmes et d’enfants voulant échapper au terrible gouverneur ottoman Ali Pacha.

M. Tsipras a également évoqué dans son discours l’exigence du FMI, qui a décidé de ne participer financièrement au plan de sauvetage que si, dans quelques semaines, les Européens s’engagent à réduire une dette publique grecque équivalant à 170% du PIB.

L’Allemagne en particulier est mise en porte-à-faux par cette demande, car elle est à la fois parmi ceux qui réclament le plus la participation du FMI, et ceux qui souhaitent le moins réduire la dette grecque, car elle en paierait la plus forte part.

C’est un combat qui nous dépasse, entre certains de nos pairs européens et le FMI, a éludé M. Tsipras, que cette situation ne dérange sans doute pas.

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