Nous avons failli titrer: nouvelle déception en France.
Heureusement, nous nous sommes ravisés et avons ainsi échappé aux automatismes journalistiques. Car il n’y a rien de décevant dans les chiffres précurseurs de l’activité économique en France. C’est même l’inverse, on ne peut qu’être surpris de la résilience de l’économie française, pas de son faible niveau.
Le pouvoir d’achat ne progresse pas, les incertitudes s’accumulent, la démoralisation, la vraie, pas celle que mesurent les enquêtes ne cesse de gagner.
Interrogez des petites patrons et vous verrez , c’est le découragement, l’amertume qui dominent; les effets d ‘annonces des ministres et les promesses de Hollande ne suffisent plus, le réel pèse de tout son poids et ce poids est négatif.
le gouvernement fait le grand écart entre les obligations qui lui sont imposées de l’extérieur et les nécessités intérieures et ceci ne produit aucun résulat ni à l’aune des exigences européennes, ni à l’aune des besoins domestiques. La fuite dans la politique étrangère n’arrange rien, elle ne correspond pas aux vues spontanées des Français sur toutes les grandes questions. Le divorce conduit à l’impuissance dans tous les domaines.
Impuissant, voila le mot qui convient à ce non-pouvoir.
Nous sommes frapppés par la disparition totale de la crédibilité des gouvernants, tout est accueilli par le scepticisme il n’ y a même plus de colère.
Songez que tout cela est obtenu après des trillions de laxisme monétaire, une répression d’ampleur historique des détenteurs d’épargne, répression qui s’ajoute aux spoliations fiscales et réglementaires à répétition. Sans compter la destruction sans précédent du tissus social. Au stade ou nous en sommes, il n’est même plus possible de réclamer un changementde cap, de cap il n’y a pas, nous sommes dans la bouillie pour les chats, le gribouille généralisé.
« La croissance de l’activité a de nouveau ralenti dans le secteur privé en France au mois d’août, la contraction du secteur manufacturier s’accentuant tandis que les services marquaient le pas, selon la version « flash » des indicateurs PMI de Markit publiés vendredi.
L’indice du secteur manufacturier est retombé à 48,6, contre 49,6 en juillet, s’éloignant de la barre des 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité qu’il avait dépassée en juin pour la première fois depuis plus d’un an.
Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne en légère hausse, à 49,7.
L’indice du secteur des services s’est maintenu au-dessus des 50 pour le septième mois d’affilée mais il a néanmoins de nouveau baissé, à 51,8 contre 52,0 en juillet. Les économistes l’attendaient stable à 52,0.
L’indice composite, qui regroupe des éléments des deux indices sectoriels, a baissé à 51,3 contre 51,5 un mois plus tôt, restant au-dessus de la barre des 50 pour le septième mois consécutif.
L’emploi global a accentué sa contraction, après être passé sous les 50 en juillet pour la première fois depuis février. »