Pavlov marche bien , le chien salive.
Les Cassandre et les pessimistes ne cessent de crier au loup.
Selon eux, le système est au bord de l’implosion, il ne peut tenir beaucoup plus longtemps, nous vivons la dernière phase de sa délitation.
Nous nous inscrivons en faux. Bien sur, nous nous rapprochons chaque jour de l’échéance, c’est le commencement de la fin, mais cela sa signifie pas que cette fin, c’est pour demain.
D’abord précisons ce que nous entendons par Système. Nous entendons par là le système actuel , celui par lequel on régule, on contrôle et on stimule par le biais de l’ouverture des vannes monétaires. C’est le remède miracle, celui qui se met à toutes les sauces: le sauvetage des banques, des débiteurs, des marchés financiers, des gouvernements, des… des…. Le « printing », c’est le remède universel dans ce système. Et son utilisation se prête à toutes les sauces, dans toutes les circonstances, et c’est important, partout. Il n’y a plus aucun ensemble économique qui refuse de s’en servir. Il n’y a pas d’exception, c’est fondamental car sinon il y aurait des alternatives et l’existence de ces alternatives provoquerait des « fuites », des inefficacités.
Et ceci nous conduit à notre affirmation: ce système fonctionne, il est en état de marche et il produit, c’est ce qui est important, il produit les résultats escomptés. Le jour ou il ne produira plus les résultats escomptés, le jour ou les autorités ouvriront les vannes sans résultat, alors, on pourra dire que c’est la fin.
Le système est pervers, mais il marche. Pour le moment il ne rencontre aucune limite, on peut ouvrir les vannes tant que l’on veut et chaque fois que l’on en a besoin. Le plus difficile c’est de les refermer, mais cela c’est une autre histoire.
Ainsi la déroute qui menaçait hier sur le marché financier global a pu être stoppée parce que la Banque Nationale Chinoise, la PBOC a annoncé une baisse d’un quart de point de ses taux et une libération de liquidités par le jeu des réserves obligatoires abaissées.
Immédiatement, le chien du célèbre Pavlov a réagi, stimulus-réponse, l’arc réflexe a fonctionné , les marchés ont rebondi vigoureusement, à l’unisson. On n’a pas attendu de voir si le remède faisait un effet sur le patient Chinois, non, on a considéré que cela allait marcher. Et c’est donc en ce sens que nous prétendons que le Système va bien, il est en état de marche, les magies se réalisent parce qu’elles sont encore crues. Les participants aux marchés veulent continuer, ils accordent leur confiance aux illusionnistes, aux gérants de ces mystères que sont les marchés financiers.
Nous en avions le pressentiment la veille, lorsque nous avons vu une autre composante du système magique se mettre en branle et se montrer efficace; le « risk-on/risk-off ». Quand nous avons vu que face à la montée du « risk », l’argent allait mécaniquement, de façon Pavlovienne dans les Treasuries et les Bunds, alors nous avons compris que les prêtres avaient encore la situation en mains. C’est le jour ou une composante essentielle du système comme l’alternance « risk-on/risk-off » se grippera que l’on pourra envisager la fin.
Pourquoi? Parce que le Système repose sur une exigence indispensable: il faut que l’argent, reste dans le système, qu’il y soit piégé, qu’il n’en sorte pas. Le jour ou, face à une crise, l’argent sortira de l’enclos des marchés et des papiers en général, lorsque l’argent partira à la recherche de sa valeur réelle, ce jour là on saura que les prêtres ont perdu la partie, qu’il sont démasqués comme faux prophètes. Comme usurpateurs. Tant que l’argent reste dans le circuit fermé, ils ont des munitions, le système est gérable. On peut faire face à tout et émettre jusqu’à ce que tous les problèmes soient différés ou masqués.
Bonjour,
Vous écriviez le 25 Aout que tant que le système (financier) assimilé au chien de Pavlov, répondrai au stimulus des banques centrales, le château de carte tiendrai.
Hier la FED n’a pas osé remonter ces taux et cela aurait du représenter un stimulus positif pour les marchés (taux toujours à 0%). Or aujourd’hui, ces dits marchés sont dans le rouge et entrevoient à mon avis la position bipolaire impossible dans laquelle se trouve la FED.
Ne pensez vous pas que cela est le premier signe que le réflexe de Povlov est rompu?
Bonne journée
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Non les réactions immédiates ne sont jamais significatives.
Quand Draghi a déclaré son fameux « coute que coute », les marchés ont été déçus et ils ont reculé.
La situation présente est complexe, il faut laisser le temps au temps afin que les prises de conscience s’opèrent
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Le chien de Pavlov ne comprend pas le Chinois. En tout cas pas jusqu’à hier…
Les Camarades-capitalistes-chinois ont fait « tout ce qu’il faut » et pourtant, glaps, la moyenne mobile de l’indice de Shanghai est transgressée alors que les premières interventions datent de la deuxième semaine de juillet.
PS : 1 000 mercis et je préfère 1 000 fois le format brunobertez.com au format Blog à Lupus (temps de chargement très lent, pb serveur ?)
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