Editorial : Les migrants, une opportunité pour le très Grand Capital

La question des migrants est une question à la fois circonstancielle et essentielle. Bien entendu, comme toujours en politique, les dirigeants s’efforcent de pointer l’arbre et de dissimuler la forêt. Ici en l’occurrence, l’arbre serait constitué de 24.000 migrants. Un point, c’est tout. Le débat est clos. 24.000 migrants, ce n’est pas la mer à boire, en termes pratiques, c’est un effort que l’on peut faire. Voilà pour le circonstanciel.

Hélas, le circonstanciel est un rideau de fumée. Et le public le sent bien, lui qui met en avant des arguments stigmatisés comme populistes et primaires, mais, en réalité, des arguments tout à fait profonds. L’expression « primaires » est toujours utilisée par les pseudo-élites pour rabaisser le peuple et tenter de faire croire qu’il est incapable de clairvoyance.

L’argument qui désigne les gens comme « primaires », sous-jacent aux protestations populaires, n’est pas si primaire que cela. D’abord, le peuple comprend fort bien qu’il y a résonance (au sens physique) entre, d’un côté, la question des 24.000 migrants et, de l’autre, le phénomène de l’immigration en général et, enfin, la question de l’ouverture sur le monde et celle de la concurrence en général.

Si vous discutez avec un de ces « primaires », vous arrivez vite à l’argument suivant: « on les soigne, on les loge, on les nourrit, on leur donne même de l’argent de poche pour leurs déplacements, alors que telle personne dans ma famille ou que je connais est dans la misère, sans travail, cette personne attend un logement depuis deux ans, elle mène une vie de plus en plus indigne. Et cette personne d’ajouter, regardez dans cet hôtel, plus de 30% de la clientèle est constituée de gens hébergés. Et qui paie? C’est nous ».

Ce sont des propos qui méritent respect car, sous leurs dehors populistes, ils posent un véritable problème. De quel droit un pouvoir politique ou médiatique écarterait-il de l’assistance des citoyens français dans le besoin au profit de réfugiés que nul ne connait. De quels droits, lorsque les ressources sont rationnées, la solidarité s’arrête-t-elle aux portes de certains pour se déverser généreusement sur les autres. Moi-même qui suis intellectuel et capable de couper les cheveux en quatre, je ne vois pas la rationalité du choix, ailleurs que dans un parti pris opaque.

Pourquoi donner la préférence aux uns sur les autres. La réponse pour nous est simple: c’est parce que l’on détient le pouvoir et le droit d’arbitraire. Le droit de dire: ceci est noir, ceci est blanc. Le droit de choisir entre deux vies humaines pourtant équivalentes, je préfère celle-ci à celle-là. Je préfère l’avenir d’un enfant de migrant à l’avenir d’un enfant de famille française déshéritée.

Allons plus loin encore et interrogeons-nous. D’où vient ce droit du plus fort qui permet de choisir et de donner la préférence aux uns, étrangers, sur les autres, nationaux. D’où vient la légitimité? Elle n’est certainement pas démocratique puisque, dans toutes les questions que l’on pose au peuple par le biais des sondages, il ressort plus ou moins une certaine sympathie pour la préférence nationale. Notez d’ailleurs que l’on évite en général d’interroger le peuple sur ces questions frontalement. Si ce n’est pas un choix démocratique, cela veut dire que c’est un choix qui vient d’ailleurs. D’où? Bonne question. Bonne question que celle de la légitimité de nos dirigeants lorsqu’ils font certains choix économiques, sociaux ou politiques ou même, dans le cas présent, pseudo-éthiques.

Nous allons prendre comme référence pour notre discussion un texte que Gattaz vient de publier. C’est intéressant de voir que Gattaz intervient sur ce sujet. Normalement, on ne l’attend pas sur les questions de morale. Mais son intervention est révélatrice. Elle permet de tracer le lien qu’il y a entre la soi-disant dimension morale de l’accueil et les préoccupations économiques du très grand capital.

C’est Gattaz lui-même donc et sa bande qui se donne les verges pour se faire fouetter et pointer le fait que derrière l’humanisme de l’accueil, il y a de sordides intérêts économiques. Le tout enrobé du ruban de la bonne conscience. Vous savez, cette bonne conscience qui repose sur le penser-faux.

Dans une lettre publiée sur le site du journal Le Monde, Pierre Gattaz estime que la crise actuelle des migrants nous oblige à l’action.

Le président du Medef explique que l’accueil décent des migrants est un impératif, d’abord pour des questions de simple humanité et de cohérence avec l’une des trois valeurs fondatrices de notre République, la fraternité.

Sur ce point, nous ne pouvons qu’être d’accord, les valeurs que nous respectons et défendons poussent dans le sens de l’aide et de l’accueil. C’est une dimension, voire un impératif moral.

Mais la morale n’est pas à géométrie variable, invocable quand elle va dans le sens des intérêts et révocable quand elle s’y oppose. Où est l’impératif moral qui nous pousse aux interventions militaires lâches sous forme de fournitures d’armes, de renseignements, pour tuer plus efficacement. Où est la morale dans cette montée des peuples les uns contre les autres, dans cette volonté de choisir un camp contre un ou plusieurs autres?
La vraie morale consisterait, d’une part à éviter de juger ce que nous ne comprenons pas, car culturellement étranger et, ensuite, à tout mettre en œuvre pour favoriser les solutions politiques.

Obama a donné l’exemple, contre les néo-cons, que le dialogue peut donner des résultats avec l’Iran, même si ces résultats sont fragiles ou temporaires. En sens inverse, en choisissant des camps et en les instrumentalisant, comme on le fait également dans le cadre du conflit ukrainien, on bafoue la morale. Il y a toujours conflit entre la morale et le pragmatisme politique et économique, c’est quasi inévitable, mais ne peut être respecté celui qui invoque la morale à géométrie variable pour dissimiler son pragmatisme égoïste. Celui-là viole les valeurs deux fois, la première par son choix partial, la seconde par ses mensonges.

Revenons à Gattaz. Mais aussi, dit-il, parce que, selon lui, c’est une opportunité pour notre pays.

La question de l’opportunité pour notre pays est, elle aussi, sujette à débat. Elle trouve son origine dans l’idée qu’une économie croît, progresse, en fonction de l’offre. Le potentiel de croissance serait fonction de la croissance de la population, des investissements, des progrès techniques et technologiques, de l’ouverture sur l’extérieur, etc. C’est la thèse la plus fréquemment admise, sans discussion, comme étant de bon sens.

C’est la thèse classique des tenants de la théorie de l’offre. Nous sommes de ce camp-là. Mais ce n’est pas parce que la croissance à long terme est fonction de l’offre, fonction des ressources en main d’œuvre, fonction des ressources en intelligence, fonction de la capacité à accumuler des outils, que cela est toujours vrai. Il y a des moments où, en raison du crédit, en raison de la mauvaise allocation du capital, en raison d’une gestion politique délirante, l’offre, au lieu d’être un atout, se retourne en son contraire et devient un handicap.

Il ne vient à l’idée de personne dans le monde politique, parce qu’en général ces gens n’ont pas d’idée, qu’il y ait une contradiction majeure entre dire: la crise que nous traversons est une crise d’insuffisance de demande, ce qui est symétriquement une crise d’excès d’offre, et maintenir le dogme de la pensée pseudo-libérale selon laquelle la croissance serait toujours une fonction de l’offre.

La réalité non idéologique est que la croissance n’est jamais univoque. Quelquefois, elle est ralentie par une insuffisance d’offre, quelquefois par une insuffisance de demande solvable. La théorie économique doit être nuancée et adaptée à la situation du moment. Il y a des moments où la stagnation ou le ralentissement résultent d’une progression insuffisante de la masse de facteurs de production et des moments où, symétriquement, la stagnation et le ralentissement sont produits par une progression insuffisante de la demande, en particulier lorsque le pouvoir d’achat est insuffisant.

Notre bon Monsieur Gattaz nous prend pour des imbéciles lorsqu’il nous dit que les migrants et l’immigration en général sont une chance. Il suggère implicitement que leur offre de travail, leurs bras et leur intelligence, vont faire progresser notre économie. Comment le feraient-ils puisque notre population est au chômage et qu’il n’y a déjà pas assez de travail pour utiliser ses forces et ses capacités intellectuelles. Un migrant aurait-il plus de chance de trouver un travail dans un pays qui a 16% de sous-emploi réel qu’un Français qui a été licencié, formé et éduqué? L’employabilité d’un migrant ou d’un immigré serait-elle supérieure à celle d’un autochtone? Nous supposons que vous comme nous, vous en doutez.

Il y a des moments où ce qui est rare, c’est l’emploi, la capacité à mettre au travail; et il y a des moments où ce qui est rare, ce sont les facteurs de production, les forces humaines, les intelligences, les capacités d’innovation, les outils.

Dans la situation présente, les migrants, tous les personnes qui émigrent dans notre pays, viennent grossir le rang des chômeurs, le rang des assistés, le rang des « takers ». Un « taker » aux Etats-Unis, c’est quelqu’un qui prélève sur les ressources, mais qui ne donne rien en contrepartie. Dire comme Gattaz que grossir le rang des takers est un atout pour notre pays, c’est une pirouette… keynésienne.

Notre Gattaz s’embarque dans une justification de l’immigration fondée sur la théorie de l’offre pour retomber sur ses pieds d’une immigration fondée sur la théorie de la demande.

On passe de l’idée selon laquelle l’immigration permettrait d’élever le taux de croissance grâce à l’augmentation des ressources productives à l’idée selon laquelle l’immigration permettrait d’élever le taux de croissance grâce à l’augmentation des ressources « consommatives ». Grâce à la consommation de ces gens, on pourrait obtenir un niveau de croissance supplémentaire.La réalité est que disposer de trop de ressources productives en situation d’excès d’offre est un colossal gaspillage, un handicap.

La thèse de Gattaz est purement idéologique.

La thèse de Gattaz est malhonnête intellectuellement.

« Cessons toute condescendance envers ces migrants : ils ont souvent un fort niveau d’éducation, sont la plupart du temps jeunes, formés, et n’ont qu’une envie, vivre en paix et pouvoir élever une famille », poursuit-il.

« Accueillons-les et sachons tirer profit de leur dynamisme, de leur courage, de leur histoire aussi. Accélérons enfin nos réformes pour être capables de les intégrer pleinement dans la durée ».

Lisez soigneusement le dernier paragraphe. C’est là où notre Gattaz montre plus clairement le bout de l’oreille.

Résumons. Les migrants, l’immigration sont un atout en vertu de la théorie de l’offre. Ils augmentent la quantité de facteurs de production disponibles. Nous avons démontré ci-dessus la fausseté de cette affirmation puisqu’il y a des moments où le ralentissement économique vient d’une insuffisance d’offre, mais qu’il y a des moments où le ralentissement économique est produit par l’excès de l’offre en regard de la demande. Le ralentissement, dans ce cas, qui est le cas présent, quasi mondial, a pour origine un excès d’offre globale et une insuffisance de demande globale dont l’origine est le manque de pouvoir d’achat. Ce que l’on cherche à compenser par l’accroissement de la masse de dette dans le système. Notre crise est une crise déflationniste, aussi bien au niveau global, qu’au niveau européen et au niveau français.

Que dit notre Gattaz dans sa pirouette de la fin? Il dit: accélérons les réformes! Ha le brave homme! Accélérons les réformes, qu’est-ce que cela veut dire? Accélérons les réformes en liaison avec l’augmentation de l’immigration. Ben voyons! Cela veut dire, accélérons les réformes en cours, celles qui ont pour objectif d’augmenter la flexibilité, la souplesse (surtout de l’échine), bref toutes ces réformes dont l’objectif est certes dissimulé en France, mais pas tant au niveau européen, toutes ces réformes qui ont pour but de diminuer le coût du travail, de peser sur les salaires!
Donc ce que souhaite notre Gattaz en omettant les articulations du raisonnement, c’est que l’immigration, conformément à la politique débile qui est menée depuis le début des années 80, pèse dans le sens déflationniste. Il souhaite que ces gens qui n’ont pas de ressources vivent aux crochets de la population française par l’augmentation des prélèvements et des répartitions, ce qui est déflationniste. Il souhaite que ces gens viennent brader leur force de travail et leur intelligence et fassent ainsi baisser les salaires, ce qui est également déflationniste.

Bref, alors que nous sommes dans une abominable crise déflationniste, dont nous n’avons jamais douté que la responsabilité était portée par le Très Grand Capital, le représentant de ce Très Grand Capital demande encore plus de déflation, encore plus de crise.

Les migrants, en relançant la dimension éthique de l’immigration sont une occasion de tromper les Français comme l’a été la question posée par la liberté d’expression avec le sinistre « Je suis Charlie »

Publicités

5 réflexions sur “Editorial : Les migrants, une opportunité pour le très Grand Capital

  1. La croissance de la population permet de masquer la récession.Pour leMEDEF ou ses équivalents étrangers, cette croissance démographique doit se faire au forceps,a coups de pieds dans le cul.Si cela peut détruire les états et leurs règles,les sociétés internationales pensent pouvoir y trouver leur compte.Qui se soucie de l’imposition d’Amazon ou d’APPLE en ce moment?

    J'aime

  2. Mais, c’est comme bien l’enticipait Marx, c’est ,,l’armee de reserve du capital ».
    La diminution structurale du taux du profit, a provoque l’augmentations des volumes, production de masse, saturation de marches solvables, besoin de remplacement des gens avec d’autres moins chers pour casser le cout du travail. Pour cela  »on va remplacer un homme par deux femmes, un yankee par trois chinois …  »
    Et ca continue, car il n y a pas autre solution acceptable, sauf a gagner du temps.

    ps. Marx n’etait pas marxiste, le communisme tel qu’il nous a ete presente etait une belle imposture. Il a recupere la critique radicale du capital de Marx, pour la recycler a sa convenance et au service d’un capital d’etat, experience echuee, face au capitalisme prive, bien plus fort.

    J'aime

  3. A la lecture de ce texte, il ne fait pas de doute que tout peut être instrumentalisé, l’absurde ne tuant pas vite.
    Un argument souvent entendu est qu’il y a de noubreux emplois non qualifiés dont les autochtones ne veulent pas. Est-ce vrai ? Car il est souvent invoqué pour plaider l’occupation de ces emplois par des immigrés.

    J'aime

  4. Nos textes ne sont inspirés ni par le refus de l’ouverture sur le monde, ni par le refus xénophobe de l’autre. Non, absolument pas. Ils sont inspirés par l’analyse critique des évènements, des discours des uns et des autres , la recherche du sens des évolutions qui sont en cours. A qui elles profitent, qui en souffre etc.

    Nous défendons l’idée que l’ouverture est un progrès, que le repli est une régression.

    Mais il y un mais, un colossal « mais ».

    L’ouverture est un progrès, à condition que l’ouverture se fasse au rythme compatible avec les souhaits des peuples, soit compatible avec ce qu’ils peuvent supporter comme dose de changement. L’ouverture est perturbante, elle détruit des équilibres, elle broie des formes sociales anciennes dans la douleur.

    Tout le monde n’a pas les mêmes capacités d’adaptation, tout le monde n’a pas les mêmes intérêts et les mêmes priorités. Le corps social a un rythme et une capacité de changement moyens qui ne sont pas ceux que voudraient imposer les « Dominants ». Qui ne sont pas ceux du Très Grand Capital qui veut toujours plus de ventes mondiales et de main d’œuvre peu payée, Qui ne sont pas ceux des Ponctionnaires qui pilotent et imposent cette ouverture à marches forcées. Qui ne sont pas ceux de la classe des politiciens qui sont les larbins des Puissants qui financent et tiennent les partis politiques.

    Le rythme des changements qui travaillent nos systèmes domestiques, nationaux est une rythme venu d’ailleurs. C’est le rythme qui convient au monde du capital financier, au monde de la marchandise « apple-isée » , au monde du Pouvoir Médiatique mondial, au mondes des marchands d’armes , etc. C’est un ryhme imposé par une infime minorité dont on sent bien qu’elle recouvre plus ou moins celle des fameux 0,1%.

    Le respect du rythme de changement que peut supporter le corps social est déterminant pour l’acceptation du mouvement. Quand ce rythme n’est pas respecté , le corps social se fragilise, se disloque et évolue vers le rejet. Vers ce que nos « Dominants » – honte à eux- osent appeler le racisme, l’anti-sémitisme, et par glissement, le populisme et le fascisme. Ce glissement ce sont eux qui le produisent en choisissant des rythmes incompatibles avec les capacités d’adaptation du corps social et en augmentant la masse des laissés pour compte, le nombre des trainards. Honte à ceux qui produisent ce phénomène, mais honte aussi à ceux qui en profitent pour en jouer les supplétifs. Car il y a des « harkis » qui prêtent leur concours à la destruction, au laminage de leur classe sociale pour quelques miettes.

    L’homme politique qui, au lieu de reconnaître ce phénomène , cherche à en titrer profit comme le font Valls et Hollande sont des criminels sociaux. Ce sont des criminels car ils profitent du fait que le nombre de laissés pour compte soit grandissant, du fait que ces laissés pour compte soit relégués en sous-classe de citoyens, pour, à la faveur de l’émiettement politique, se maintenir au pouvoir malgré leur absence de légitimité.

    L’instrumentalisation par la fausse Droite et la pseudo Gauche de la coupure du peuple et le rejet de sa partie populaire, archaique, attardée, est une honte. Honte morale qui devrait devenir honte juridique car cela mérite d ‘être sanctionné. Le peuple, la société telle qu’elle est doit être respectée, elle mérite d’exister, elle qui a fait que ces pseudo élites sont ce qu’elles sont: des privilégiées. Ils ne sont priviliégiés que parce que la France le leur a permis. Cette France qu’ils rejettent comme étant du passé , comme étant ce qu’il faut dépasser.

    Ne vous y trompez pas, « attardée » n’est pas dévalorisant dans notre bouche, Non car il n’y rien de négatif ou inférieur à reconnaître la dette que l’on a vis à vis de ce qui nous a précédé et a fait de nous ce que nous sommes. Il faut des gens qui aiment leur passé, qui le respectent, qui l’honorent et le projettent dans l’avenir. On ne construit que sur un socle; pour savoir ou l’on va il faut d’abord savoir qui on est .

    L’homme public qui aime son peuple et qui veut conquérir une vraie légitimité démocratique doit s’atteler à la solution de ce problème: comment ramener les laissés pour compte nationaux, Français, dans le giron du pays, dans le Groupe. Comment trouver le bon rythme pour que tout le monde tire dans le même sens, pour que l’unité fondamentale, celle du vivre ensemble, soit préservée?

    Hélas, les criminels sociaux qu’ils sont, ne cherchent qu’ à augmenter le nombre des « largués », par les réformes venues du dehors, par le chômage provoqué par la concurrence de l’étranger, par la précarisation, par l’immigration conçue non comme un atout, mais conçue comme une punition du peuple Français. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, le peuple Fran9ais, ils veulent le punir, Il doit être puni, puni d’exister encore, puni d’avoir encore un petit avantage de niveau de vie. Ces Valls, ces Hollande, ces Macron et ces Gattaz peuvent ils un instant mettre leur réflexion au service de ce qui existe concrètement, la France et oublier les abstractions idéologiques venues d’ailleurs qu’ils cherchent à imposer? Quels intérêts servent ils, se posent -ils au moins la question?

    L’ouverture , l’immigration, l’accueil des autres, le brassage, le métissage , la concurrence, et même la destruction de ce qui est dépassé, tout cela est positif, car c’est le sens de la vie, Cela va dans la direction d’une plus grande adaptation, d’une plus grande efficacité et de plus de bonheur finalement, mais à une condition , Il faut que le corps social qui subi tout cela reste vivant , capable de survivre.

    Adaptation et survie sont indissociables. Pour qu’un système évolue il faut à la fois qu’il change, mais aussi qu’il soit préservé. Pour qu’un système survive, il faut qu’il puisse supporter le changement.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s