Dialogue avec un lecteur à propos de l’article sur le vote FrontNational, un vote utile

Avis partagé, ces élections, comme les précédentes (européennes et départementales) ne sont pas des élections classiques ou normales, mais une nouvelle occasion de crier son désespoir et sa rage.

Mais, ce matin, je me disais que les français ont toujours un train de retard. C’est il y a 15 ans, au moins, que les français auraient dû sérieusement réfléchir -ce qui ne voulait pas dire adhérer forcément ou entièrement- aux arguments avancés par Jean-Marie Le Pen. Maintenant les choses sont très compliquées, tant au plan économico-financier et social qu’au plan politique.
Mais celui qui dit trop tôt que le chemin emprunté n’est pas le bon est presque toujours honni ; il fallait donc aller jusqu’au bout de l’illusion.

Aujourd’hui, les solutions du FN, notamment sur l’économie, sur l’Europe, sur l’immigration ne me semblent pas tenables. Je ne crois pas que Marine Le Pen soit véritablement armée pour sortir de cet eurofascisme que nous subissons, pas plus que je ne crois qu’elle ait l’envergure pour s’opposer à l’imperium américain, si tant est qu’elle en ait même l’intention. Je ne crois pas, non plus, que nous sortirons du marasme économique dans lequel nous sommes plongés avec des solutions socialistes.
Le FN sera, s’il accède un jour au pouvoir, notre SIRIZA et Marine Le Pen sera notre Tsipras.

Désormais l’illusion s’est dissipée et vous avez raison, le vote FN est un cri d’alarme, de désespoir d’une partie de la population (celle qui consent encore à aller voter), qui a compris que le discours est mensonger et suicidaire. En ce sens, ce vote est utile, car il maintient une forte pression, et qui sait ce que l’Histoire nous réservera. Il évite, pour l’instant, l’explosion de violence, même si la violence sociale est quotidienne.
Si les névrosés qui prétendent nous gouverner, y compris contre notre gré, et qui sont aussi des salauds (excusez ma grossièreté), ne comprennent pas vite la gravité de la situation, et manifestement ils ne sont pas en capacité de remettre en cause le carcan qui leur garantit des privilèges, nous allons glisser soit vers une dictature dite républicaine, soit vers une insurrection.
Vous aviez raison dans un article d’hier ou d’avant-hier quand vous affirmiez que la classe politique au pouvoir veut éliminer une partie de la population française, sinon comment comprendre qu’elle puisse toujours insulter un tiers des électeurs ? En démocratie, ça dépasse l’entendement, mais il est vrai que nous ne sommes plus en démocratie depuis assez longtemps.

 

  1. Vous touchez du doigt le problème de fond du changement en Europe quand vous évoquez la référence à la Grèce. La politique ne suffit plus car l’europe est une construction originale, d’un troisième type qui n’ a jamais été étudié.
    L’europe est originale en ce sens qu’elle a été construite et qu’elle est gérée par une bureaucratie délocalisée, non élue, non responsable devant qui que ce soit, et cette bureaucratie a des moyens des budgets considérables, des capacités de propagande uniques et qui plus est elle nous a dépossédé du bien commun, la monnaie. La BCE est une bureaucratie technicienne. C’est une classe sociale en elle même, un concentré de classe sociale, et comme elle détient les clefs des ressources, les clefs de la fabrication des lois, alors les politiques, les mutations politiques échouent. C’est là le fond du problème. Et cette bureaucratie s’alliera avec les bureaucraties nationales en cas de révolte politiques nationales pour provoquer le chaos et faire échouer toute tentative de changement. Le changement pacifique, pour moi, est devenu impossible. Je n’ose aller jusqu’au bout de ma logique et de mon raisonnement car je vais me faire épingler par les lois scélérates dites anti-terroristes.

Une réflexion sur “Dialogue avec un lecteur à propos de l’article sur le vote FrontNational, un vote utile

  1. Le vote FN est en effet le seul moyen démocratique d’exprimer aujourd’hui
    un rejet de la politique LRPS. Mais il ne permettra rien de plus. Car rien
    n’indique qu’il existe au FN des gens capables de tenir têtes aux pressions
    externes et internes qui empêchent tout changement de fond.
    Les pressions externes, américaines, allemandes, bruxelloises, arabes, et
    bancaires sont considérées comme imparables.
    On parle moins des pressions internes, encore moins avouables. Qui a envie
    de changer quoi que ce soit, au sein de sa petite famille de privilégiés, dans
    les réunions de partis, chez les francs-macs, les financiers, ce petit monde
    qui se chamaille en se surveillant mutuellement ?
    C’était ainsi aux temps soviétiques qui n’ont pu prendre fin que sous une
    pression technologique et subséquemment financière formidable.
    Une telle pression extérieure n’existe plus dans un système globalisé, elle
    est interne et tend à une destruction massive de tous les éléments qui
    lui sont inutiles, qui l’encombrent. Nations, surpopulation et sa pollution
    sans remède, tout cela doit disparaître au plus vite.
    Chercher parmi nos irresponsables politiques un opposant à cette entreprise
    est vain.
    Seule l’apparition de telles vérités dans la tête des citoyens peut provoquer,
    par des voies imprévisibles, accidentelles, une mutation.

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