Le CAC40 enregistre une quatrième séance de baisse ce vendredi, on perd maintenant plus de 1, 5%. Techniquement cela est inquétant car les rodomontades de Draghi n’ont pas permis de dépasser les niveaux de la mi avril, on a fait un double top menaçant.
Sa tentative de relancer la machine au lendemain de la bavure de la BCE a échoué et les opérateurs ont maintenant la conviction qu’il a perdu la main. Il ne fait plus ce qu’il veut.
Par ailleurs au plan international le vent tourne, les élites sont de plus en plus nombreuses à revoir leur opinion sur l’efficacité des taux zero et les achats de titres à long terme, les QE.
L’un des plus prestigieux, Summers a fait un exposé terriblement négatif il y a quelques jours dans le Financial Times, nous ferons un compte rendu/discussion quand nous aurons le temps . Summers s’interroge sur la question de savoir si les régulateurs ont encore des armes pour faire face à la récession qu’il prévoit dans un délai de 2 à 3 ans. Le caractère erratique des statistiques Américaines rend les opérateurs attentifs à de tels propos.
L’approche du rendez-vous de la Fed américaine la semaine prochaine entretient l’incertitude.
Fondamentalement, l’inversion du cycle du crédit dans un sens restrictif est déflationniste pour les prix des assets financiers, tous les assets financiers. Le risque trinque beaucoup en ce moment sur le high yield et le junk. C’est systémiquement destabilisant.
Les bulls se raccrochent cependant à un scénario qui n’est pas stupide:
-hausse des taux américains
-chute des devises de carry comme le yen et l’euro face au dollar
-entrées de capitaux aux USA, qui alimentent la liquidité de WST
-hausse sélective de WST qui entraine positivement les grandes valeurs mondiales ailleurs
Cela vaut ce que cela vaut.
L’indice parisien perd un peu plus de 1, 5 % vers la mi-journée et abandonne actuellement plus de 3% % sur la semaine. Le secteur pétrolier reste plombé par un nouveau reflux des cours du baril, qui se négocie sous les 40$ aussi bien sur le Brent que sur le WTI pour la livraison janvier. Les difficultés du secteur des « commos » a une incidence négative sur le secteur des bonds à risque et par contrecoup sur les actions. La Chine revient sur le devant de la scène avec de mauvaises statistiques. On craint des accidents.