Les pays européens de plus en plus ingouvernables, exemple, l’Espagne

Les régimes politiques fondés sur le bipartisme s’effondrent un peu partout, ce qui traduit un mouvement fondamental de fragmentation des électorats et des peuples; la politique européenne divise les peuples à l’intérieur et les oppose à l’extérieur. Les sociétés civiles explosent.

L’Europe manque à sa prétendue mission de rapprocher . Elle attise les antagonismes internes et externes et même les antagonismes lointains d e la géopolitique.

Personne n’a de mandat clair pour quoi que ce soit. Aucune action n’est légitime, les actions entreprises s ne peuvent l’être que par le recours au mensonge, à la tromperie et aux mystifications. Le cas extrêmes est la Grèce ou les décisions ont été prises par la force .

Pire le modèle d’ingénierie Européen se délite devant nos yeux; l’Europe économique et monétaire devait produire le politique or ce que l’on voit c’est l’inverse il n’ y a nulle production du politique, il n’y a que destruction chaotique.

Sous aucun point en Europe il n’y a convergence, on ne constate qu’éclatements, divergences, fragmentations économiques,  politiques. La convergence monétaire forcée par la BCE ne pourra durer. C’est le dernier rempart contre la dislocation et la débandade.

La construction européenne a vu ses bases économiques s’effondrer avec la crise de l’euro, la BCE masque tout cela , mais ce  n’est qu’une position  d’attente, mais d’attente de quoi?

Comme l’ingénierie trompeuse de la construction subreptice de l’Europe par la monnaie et l’économie est un gigantesque échec, les européistes et même les  autres, ceux qui ne le sont pas , doivent se remettre au travail et réflêchir à une solution honête, crédible de construction européenne politique cette fois . Avec comme objectif, une véritable union, la restitution aux peuples de leur souveraineté, le démantèlement de la bureaucratie européenne. Il faut se fixer comme projet la solution à la fois du problème national  du souverainisme et celui de la souveraineté populaire démocratique . Un vaste programme .

« Le chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy, s’attelle dès lundi à une tâche difficile: constituer un nouveau gouvernement. Les législatives de dimanche ont été marquées par l’éparpillement des voix et l’arrivée au Parlement de Podemos et Ciudadanos.

« Celui qui emporte les élections doit tenter de constituer un gouvernement », a dit Mariano Rajoy à ses militants rassemblés à Madrid dimanche soir, comme pour se convaincre.

Selon les résultats officiels publiés vers 02h30, après dépouillement de la totalité des bulletins, le Parti populaire (PP, droite) de Mariano Rajoy, a obtenu 123 sièges sur 350 à la chambre basse, soit 28,72% des voix.

Puni pour sa politique d’austérité et la corruption dans un pays ou un actif sur cinq est au chômage, il a perdu sa majorité absolue, avec 63 sièges de moins par rapport à 2011 et son pire score depuis 1993.

Le Parti socialiste (PSOE) est deuxième et n’a jamais recueilli un aussi mauvais résultat, avec 90 sièges et 22% des voix.

 

Derrière émerge la formation de gauche radicale Podemos et ses alliés font 20,6% des voix,  avec  69 députés. Enfin le parti libéral Ciudadanos, obtient 14% des suffrages et 40 députés.

« L’Espagne laisse son nouveau gouvernement en suspens », titre le quotidien conservateur ABC lundi. « Le PP l’emporte mais il aura beaucoup de mal à gouverner », estimait El Pais (centre-gauche), tandis que le journal catalan El Periodico faisait sa Une sous forme de petite annonce: « Cherchons un président pour l’Espagne ».

Le scénario de morcellement redouté par beaucoup s’est finalement produit. Les Espagnols ont voulu renouveler leur classe politique, mais ne sont pas allés assez loin pour changer radicalement la donne. Ils « exigent négociation et consensus » entre les partis en conclut El Pais dans un éditorial.

C’est d’autant plus vrai que les grandes formations ne semblent pas pouvoir trouver une bouée de sauvetage auprès des petites: Ciudadanos et Podemos, qui n’ont de cesse de les dénoncer, ont à maintes reprises indiqué qu’ils ne les soutiendraient car elles incarnent la « vieille politique » selon eux.

Mais surtout, aucun bloc, à gauche ou à droite, n’a de majorité absolue. Le PP, avec Ciudadanos, n’aurait que 163 sièges, or la majorité est à 176. Et un bloc PSOE-Podemos n’obtiendrait que 159 sièges.

Une autre configuration serait une alliance « tripartite » de Podemos et Ciudadanos avec les socialistes (199 sièges) pour imposer un « changement » au gouvernement, un scénario compliqué.

Restent les soutiens des petites formations régionales séparatistes de Catalogne, du Pays basque et des Iles Canaries, qui pourraient permettre à un bloc de gauche d’atteindre le nombre de sièges escomptés.

« Je vais tenter de constituer un gouvernement et je crois que l’Espagne a besoin d’un gouvernement stable », a martelé Mariano Rajoy dans la nuit de lundi à mardi. Il faut « atteindre des accords », a ajouté M. Rajoy en laissant ainsi entendre que s’ouvre le temps des négociations.

En l’absence de majorité absolue, existe l’option d’un gouvernement investi avec une majorité simple, mais qui devrait négocier pied à pied chacune de ses politiques pour gouverner.

Pedro Sanchez, le chef du PSOE, a estimé que beaucoup de « dialogue » serait nécessaire. Le chef de Podemos, Pablo Iglesias, a déjà exigé des mesures d’urgence sociale, qui ne peuvent être retardées selon lui, passant par une réforme constitutionnelle garantissant l’inaliénabilité du droit au logement, à la Santé et à l’Education notamment.

Albert Rivera, le dirigeant de Ciudadanos, a lui insisté sur la centralité de sa formation, la seule capable de dialoguer avec les extrêmes.

Ainsi s’ouvre pour l’Espagne une période de fêtes marquée par l’incertitude, avant la première séance parlementaire, le 13 janvier. Après un premier vote d’investiture dont la date n’a pas été fixée, le Parlement disposera de deux mois pour investir un gouvernement, faute de quoi le gouvernement devra convoquer de nouvelles élections. »

Une réflexion sur “Les pays européens de plus en plus ingouvernables, exemple, l’Espagne

  1. Je pense qu’il faudra du temps et énormément de négociations pour que l’Espagne parvienne à mettre en place un gouvernement stable. Et la situation espagnole est le miroir de ce qui se passe en Europe depuis quelques années: le morcellement du pouvoir et l’arrivée de nouveaux partis parce que les gens en ont marre que rien ne bouge avec les partis « traditionnels »

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