Emploi: scandale et mauvaise foi

Après avoir progressé de plus de 2% en octobre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A  en France métropolitaine ( c’est à dire sans aucune activité ) a reculé de 0,4% en novembre (-0,5% en France entière), par rapport au mois précédent.

Cela représente 15.000 chômeurs de moins, précise le ministère du Travail. Au total, leur nombre s’établit à 3.574.800 en France métropolitaine (+2,5% sur un an) et à 3.746.500, si l’on compte les DOM. En ajoutant les catégories B et C, le nombre de chômeurs s’élève désormais à 5.442.500 en métropole (5.743.600 en ajoutant les DOM).

En catégorie A, au mois de novembre, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans recule de 1,1%  en  novembre et de 4,5% sur un an), alors que le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans diminue de 0,5% (+2,1% sur un an). « Cette nouvelle baisse porte à 25.300 le recul du nombre de jeunes inscrits depuis fin 2014. La politique en faveur de l’emploi des jeunes prouve son efficacité (Garantie jeunes, aide à la première embauche, emploi d’avenir) », se félicite le ministère du Travail

On devrait préciser « efficacité » pour quoi et pour qui. Car dans un  pays rongé par l’inefficacité et les déficits les seules politiques efficaces sont celle qui procurent des emplois productifs stables , « bread earners » , c’est à dire qui permettent de vivre dignement. Ce ne sont pas les politiques qui ne visent que la dés-incription au chômage ,  ce ne sont pas les politiques de parkings à chomeurs .  La politique actuelle, politique cosmétique accroit le poids réel économique des improductifs et donc détruit des richesses au lieu d’en créer, ce sont  des politiques qui nuisent à la compétitivité globale du système français.

Hausse du chômage de longue durée

En revanche, le nombre de chômeurs âgés de 50 ans ou plus s’accroît de 0,2% (+8,4 % sur un an). Par ailleurs, le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée continue de grimper. Le nombre d’inscrits en catégories A, B, C depuis un an ou plus augmente de 0,4% au mois de novembre 2015, portant la hausse annuelle à près de 10% (9,7%).

« Dans cette période de reprise graduelle, il est indispensable de consolider la croissance et de renforcer notamment la formation et l’accompagnement des demandeurs d’emploi les plus fragiles. C’est le sens des propositions pour l’emploi que je remettrai dans les prochains jours au président de la République et au Premier ministre », commente la ministre du Travail Myriam El Khomri.

La politique du gouvernement est un simple traitement social et politicien du chômage, point à la ligne. Les tartes à la crème de la formation sont des inepties. la formation ne crée plus d’emplois.  C’est faux et c’est un mensonge coûteux; les formations sont du gaspillage réel, elle ne donnent plus accès à l’emploi depuis plusieurs années, car le chômage touche maintenant les catégories dites  formées.  Il y a une demande pour le tout bas de gamme, en revanche il n’y en a pas pour des catégories au dessus. Le chômage a gagné en extension, il a en quelque sorte monté en gamme. La réponse de la formation est maintenant inadaptée, même si il est vrai que beaucoup de gens ne savent rien faire et sont inemployables, ce qui est sociologique à ce stade.

Au lendemain des élections régionales, l’exécutif a fait savoir que de nouvelles mesures en faveur de l’emploi seraient annoncées dès le mois de janvier prochain.

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