L’Italie se rebelle !

« Nous espérons et nous souhaitons assister à un changement d’attitude de la Commission et d’autres pays à l’égard de l’Italie », a déclaré dans une interview accordée à l’agence Reuters un proche allié du président du Conseil, Matteo Renzi.

Ses propos témoignent d’une frustration croissante à Rome face à une série de décisions prises par la Commission sur le dossier de l’immigration, sur le secteur bancaire, sur les aides publiques au secteur sidérurgique ou sur encore la politique budgétaire de  Renzi.

« Si Bruxelles continue de rendre des arbitrages contraires aux intérêts de l’Italie nous examinerons  la possibilité de saisir la Cour de justice de l’Union européenne » affirme Sandro Gozi

Recourant à un langage inhabituellement ferme, le ministre italien souligne que la Commission doit démontrer qu’elle est « le garant de tous les Etats membres, et pas de certains seulement ».

Gozi n’a pas encore compris  qu’il y a deux poids deux mesures en fonction des obsessions de Schauble: aux uns on tord les bras pour l’exemple et autres on passe la pommade un peu comme à l’école on le fait pour lèche bottes. Schauble a une conception de la justice que l’on peut qualifier d’utilitariste, vous savez cette conception de la justice qui cherche non pas l’équité et la réparation mais l’efficacité par l’exemple.

Le mois dernier, le gouvernement Renzi s’est heurté à la Commission européenne dans le cadre du renflouement de quatre banques en difficulté. Rome a consacré 3,6 milliards d’euros au sauvetage de la Banca Marche, de la Banca dell’Etruria e del Lazio, de la Cassa di Risparmio di Chieti et de la Cassa di Risparmio di Ferrara avant l’entrée en vigueur de nouvelles normes européennes en janvier sur le sauvetage des établissements bancaires.

Bruxelles a considéré qu’il s’agissait d’une aide publique directe contraire à la préservation des intérêts des contribuables et à la concurrence! Tiens tiens la Commission se préoccupe de l’intérêt  d es contribuables qu’elle recommande de matraquer en temps ordinaire au maximum! Et puis elle aime la concurrence n’est pas, elle qui s’efforce de constituer une entente monopolistique  fiscale  entre les pays de l’UE afin que  les citoyens n’aient aucune possibilité d’échapper, ou qu’ils aillent,  à la tonte et à la prédation! La Commission veut des états tous unis et tous solidaires , un bloc , face aux contribuables/serfs pour leur ôter toute possibilité de choix.

La réalité est que l’Italie étant le mauvais élève, il doit être brimé  :on lui refuse ,sur le plan bancaire,   ce  que l’on a accepté pour l’Allemagne et le Portugal. L’Italie croule sous une dette bancaire non performante colossale, son système ne peut créer de crédit car il est asphyxié par les NPL, les non performing loans. La seule solution est de créer une structure de defaisance, une « bad bank », mais les Allemands n’en veulent pas, ce serait une aide indirecte de l’état, qui permettrait au pays de relever la tête.  Ce qu’il faut à tout prix éviter , il faut lui conserver l’échine souple..

 

 

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