La politique de la BCE de Draghi est un leurre complexe. Ellle ne se donne pas pour ce qu’elle est, elle avance des justifications et des motivations qui sont pure propagande.
Sur le fond , et ceci a très bien été analysé en son temps , elle est un moyen de forcer à la reconvergence entre les pays du Nord et les pays du Sud. Les difficultés de l’euro venant du fait que les pays de l’eurozone divergent. L’ensemble est hétérogène et les évolutions rendent impossible à long terme le maintien dans une même union monétaire.
Les pays du sud ne sont pas compétitifs, leurs prix et leurs coûts ont trop dérivé dans le passé. Ils doivent doivent pour corriger ces dérives mener des politiques déflationnistes de baisse des prix et des coûts. leur inflation doit être très en dessous de la moyenne de l’eurozone.
En sens inverse les pays du Nord ont été trop sages, leur compétitivité s’est améliorée, leurs excédents sont trop importants et il faut qu’ils stimulent leur demande interne, montent leurs salaires et surtout leurs prix. Ils faudraient que leur prix montent de 3 à 4% l’an à la faveur de la politique monétaire laxiste et des taux quasi nuls.
On est loin du compte!
La politique de la BCE a pour objectif d’accélérer la hausse des prix dans les pays du Nord et de freiner ceux des pays du Sud. C’est ce que l’on appelle forcer à la reconvergence.
L’Allmagne refuse cette politique, elle accepte bon gré mal gré la politique de la BCE, mais elle est arqueboutée pour en limiter les effets. Elle refuse de réduire ses excédents et de laisser filer les salaires, les dépenses publiques et les prix, surtout Schauble.
Résultat le Système Allemand reste vertueux et la BCE enregistre un échec cuisant.
Il n’y a nulle mouvement de reconvergence, les problèmes fondamentaux de l’Union restent entiers.
L’inflation annuelle a ralenti contre toute attente en Allemagne en décembre et le taux de l’ensemble de 2015 est le plus faible jamais enregistré.
La faiblesse de la hausse des prix dans la première économie d’Europe pourrait néanmoins accentuer les pressions sur la Banque centrale européenne (BCE), dont le nouvel assouplissement monétaire annoncé en décembre a déçu nombre d’observateurs.
L’indice des prix de détail harmonisé (IPCH) en Allemagne a augmenté de 0,2% en décembre en glissement annuel après +0,3% en novembre, a annoncé lundi l’Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient +0,4%.
Ce résultat est très éloigné de l’objectif d’un taux d’inflation légèrement inférieur à 2% assigné à la BCE, qui a pourtant annoncé le mois dernier une amplification de son programme de rachats d’actifs pour injecter des liquidités dans l’économie.
Pour la zone euro, les économistes interrogés par Reuters s’attendent à une légère hausse du taux d’inflation en décembre, à 0,3% contre 0,2% en novembre.
Pour l’ensemble de 2015, le taux d’inflation annuel IPCH de l’Allemagne est tombé à 0,1%, au plus bas depuis 1995, année où l’Office a commencé à compiler cette statistique sous sa forme actuelle. En 2014, ce taux d’inflation était de 0,8%.
L’Office publiera la statistique d’inflation définitive le 19 janvier.
En données non harmonisées, l’inflation annuelle allemande a reculé à 0,3% en 2015, un plus bas depuis 2009. Elle a aussi été de 0,3% en décembre.