L’inflation a été plus faible que prévu en décembre dans la zone euro, montre l’estimation rapide publiée mardi par Eurostat. Ceci confirme l’inadéquation de la politique de la BCE. Inadéquation qui s’est donnée à voir également aux USA, puisque là bas, on a stoppé les QE et remonté les taux, mettant un terme à une expérience inutile, inefficace et désastreuse, on le verra plus tard.
Les Banques Centrales ont échoué sur toute la ligne dans leur volonté d’utiliser la politique monétaire pour remplir des objectifs qui sont du ressort de la politque budgétaire ou encore de la politique salariale. La monnaie, les liquidités ne trouvent pas le chemin de l’économie réelle pour la bonne raison qu’elles sont distribuées à des agents « économiques » qui n’ont pas vocation à dépenser mais vocation à spéculer.
Pour que l’argent produise son effet et se transforme en pouvoir d’achat, il faut qu’il soit entre les bonnes mains et les bonnes mains, ce sont les consommateurs et les entreprises, pas les banques.
Les solutions sont tellement évidentes qu’elles crèvent les yeux, il n’ y en a pas 36, c’est soit « l’helicopter money « , la distribution gratuite à la population, soit le déficit fiscal, les rabais d ‘impôts financés par la planche à billets. Il y a une autre solution, mais elle est impraticable dans le cadre d’une union monétaire, c’est l’enclenchement volontariste d’une politique de hausses des salaires avec avilissement du change.
Mais gageons que l’échec de la BCE ne découragera pas Draghi de continuer dans la même voie, selon l’adage des responsables : « nous avons échoué, faisons en encore plus ». En route pour les taux négatifs!
La hausse des prix en décembre a été de 0,2% sur un an dans les 19 pays partageant la monnaie européenne, ce qui est inférieur à la progression de 0,3% attendue en moyenne par les économistes interrogés par Reuters.
Hors éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires non transformés, l’indice des prix à la consommation dit « core » a progressé de 0,8% sur un an le mois dernier, ce qui est là aussi inférieur de 0,1 point aux attentes des économistes. L’objectif de la BCE est un taux d’inflation légèrement inférieur à 2%.