Une responsable de la Fed a estimé lundi que la chute brutale des marchés boursiers chinois n’était pas inquiétante pour l’économie américaine.
Evoquant la publication d’un mauvais indicateur pour l’activité manufacturière en Chine et la chute des marchés boursiers qui a aussi touché Wall Street, Loretta Mester, présidente de l’antenne régionale de la Fed de Cleveland, a déclaré lundi sur Bloomberg TV: « cela ne m’inquiète pas pour l’économie américaine ».
L’indice Dow Jones perdait 2,36% à la mi-journée à Wall Street dans le sillage de la dégringolade des Bourses de Shanghai et de Shenzhen.
L’expansion américaine « est sur des bases solides », a assuré Mme Mester qui fait partie cette année des membres votants du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC). Elle s’attend à ce que le Produit intérieur brut (PIB) de la première économie mondiale progresse de 2,5% à 2,75% en 2016.
En 2015, la croissance des Etats-Unis a atteint 2,1%, selon des premières estimations encore provisoires.
Un autre dirigeant de la Fed, John Williams, a lui aussi estimé lundi que la volatilité des marchés boursiers ne devrait pas avoir d’impact à moyen terme sur la croissance américaine.
« Un autre dirigeant de la Fed, John Williams, a lui aussi estimé lundi que la volatilité des marchés boursiers ne devrait pas avoir d’impact à moyen terme sur la croissance américaine. »
Si je comprends bien les propos – qui me paraissent stupéfiants – de ce dirigeant de la FED, ce sont les marchés boursiers qui font fluctuer l’économie.
N’ayant pas encore adhéré au monde d’Orwell, les marchés boursiers ne sont ils pas sensés fluctuer au gré de l’économie et non l’inverse ?
J’aimeJ’aime
Il serait intéressant de faire une étude psychologique des acteurs de marchés pour savoir si la croyance au pouvoir des mots est liée :
– à une forme de crédulité quasi religieuse vis à vis des banquiers centraux,
– ou bien à une peur de la sanction de leur part, liée aux expériences douloureuses vécues lorsqu’on les affronte ( le fameux « don’t Fight the Fed »)
Ou d’un peu des deux, et d’autres choses encore que j’ignore.
Nous rejoignons ici le pouvoir de certains à subjuguer des foules, les manipuler… jusqu’au point de rupture dans la confiance, ou la crédulité ( comment celui-ci apparaît-il ? Quand ? )
Je serais curieux de savoir s’il existe des travaux en ce sens.
Je pense pour ma part que peu de gens en ce bas-monde ont un esprit critique face à toute décision d’importance. Un neurobiologiste expliquait récemment que 95% des décisions humaines se faisaient à l’affect, et non avec la raison. C’est ainsi que le primate est devenu un homo sapiens ( la « raison » consomme trop de temps et d’énergie neuronale pour lui permettre de survivre dans un environnement hostile). L’expression « Animal Spirit » prend donc tout son sens…
Très bonne année à vous.
J’aimeJ’aime