Ne manquez pas, ce week end, notre éditorial: La bête a faim

La semaine qui vient de se terminer est qualifiée d’exceptionnelle par les commentateurs. On dit que c’est le pire début d’année jamais enregistré pour les marchés globaux de toute l’histoire.

Nous avouons être étonnés de l’étonnement manifesté par les observateurs. Oublient- ils que nous sommes depuis de nombreuses années dans l’exceptionnel, dans l’unique, dans la plus Grande Expérience Monétaire de tous les temps? Oublient-ils l’incroyable comportement des marchés depuis le mois de mars 2009? Oublient-ils la disparitions quasi totale de la volatilité pensant près de 60 mois? Oublient-ils leur propre étonnement quand ils ont constaté l’inversion des corrélations boursières et que les mauvaises nouvelles ont commencé d’être interprêtées comme bonnes? Oublient-ils que pendant 7ans les marchés ont ignoré le Réel pour ne se concentrer que sur une chose: l’action et les promesses des Banques Centrales? Oublient-ils ce qui s’est passé quand on a dit “stop” au Taper qui permettait d’inflater le bilan de la banque centrale Américaine? Oublient-ils ce qui ne s’est pas passé en Décembre dernier quand, pour la première fois depuis des années on a enfin osé monté le taux directeur des Fed Funds?

C’est vrai le problème de la finance, c’est la mémoire: elle n’a pas de mémoire. Elle oublie qu’à la situation exceptionnelle à la « montée », correspond inexorablement une situation exceptionnelle à la « descente ». La finance a grimpé au mur en escaladant l’échelle érigée par les Banques Centrales, ces dernières retirent l’échelle, et la finance s’étonne de tomber!

A suivre ce Week end …

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