Sondages, on déboulonne!

Malgré les monopoles de communication, malgré les pantalonnades commémoratives et les récupérations, les statues des chefs ou ex-chefs sont déboulonnées ce mois ci dans le baromètre IPSOS.

François Hollande, en baisse de 12 points, et Nicolas Sarkozy, qui en perd 9, sont en chute libre, dans le baromètre Ipsos/Le Point diffusé lundi.

Le chef de l’Etat, qui avait bénéficié d’un rebond de 17 points dans le baromètre de fin novembre, après les attentats de Paris et de Saint-Denis, retombe à 29% de bonnes opinions. On reparlera, pensons nous, de sa légitimité et de sa capacité à gouverner au cours des prochains mois; surtout si, comme nous le pensons, Hollande s’est trompé dans on pari de reprise économique. Une rechute économique, si l’activité américaine fléchit et si la confiance financière vient à nouveau à disparaitre, lui sera fatale. Il est peu probable que les initiatives annoncées sur l’emploi convainquent, compte tenu du cadre intellectuel dans lequel elles s’inscrivent.

La baisse est plus rapide qu’après l’épisode Charlie il y a un an, comme si « le train-train ordinaire de la politique reprenait plus vite ses droits », souligne Le Point. En fait ce genre de rebond sur des évènements et des récupérations est toujours éphémère, ce n’est propre à la situation présente.

François Hollande baisse chez les sympathisants de toutes les familles politiques, passant de 80 à 67% de bonnes opinions au Parti socialiste, de 24 à 11% chez les Républicains, de 44 à 31% au Front de gauche.

Le Premier ministre Manuel Valls suit la même pente et perd tout le capital post-attentats : 39% de bonnes opinions, soit 8 points de moins.

Nicolas Sarkozy, passe de la 11e à la 23e place du baromètre et se situe désormais à 29% de bonnes opinions, à égalité avec François Hollande.

 

Une réflexion sur “Sondages, on déboulonne!

  1. Les illusions créées par les narratives des communicants ont toujours un impact important sur nombre de citoyens même si celui-ci montre des signes de déclin.

    Si les citoyens n’étaient pas – ou ne se laissaient pas – illusionnés par les narratives des communicants, après les attentats de janvier 2015 et encore plus après les attentats de novembre 2015, les « cotes de « popularité » de nos gouvernants, Hollande, Valls, Cazeneuve et Taubira, auraient dues, non pas monter ni même baisser mais littéralement s’effondrer.

    La route est droite mais la pente est raide et longue avant cette prise de conscience.

    J’aime

Laisser un commentaire