Confirmation

Ceux qui nous suivent savent que depuis le krach du mois d’Aout, nous soutenons les idées suivantes:

  1. que la hausse des taux de la Fed est inopportune, trop tardive
  2. que l’on devra revenir en arrière et relancer les printing press
  3. que les autorités sont « en retard » et leur erreur va coûter cher
  4. qu’il y a un risque de récession qui se profile aux USA par la contagion en retour
  5. que le système va tanguer, par les divers marchés, assets, changes, crédit, commos
  6. que ce qui va se passer va attester, crédibiliser notre diagnostic lequel est que:  « l’on ne peut sortir des politiques monétaires non conventionnelles et que les marchés sont des junkies, ils sont addicts ».

A ceux qui en doutent encore, nous conseillons d’ouvrir les yeux, Draghi a cédé la semaine dernière à la pression des marchés et la BOJ a suggéré qu’elle allait le faire également ces prochaines semaines.

La question pour la communauté spéculative mondiale n’est que de savoir combien de temps vont durer les effets d’annonce positifs.

La brutalité des hausses de cours indique que ce sont surtout des rachats de « shorts » qui sont à l’oeuvre. Une fois de plus certains ont encore attaqué les marchés à découvert, ils ne se rendent même pas compte que c’est grâce à eux que les autorités réussissent à défier la gravité: ce sont les baissiers, les « shorts », qui permettent la constitution d’un ressort sous les indices et qui ainsi, donnent aux responsables de la conduite des affaires la possibilité de faire remonter à peu de frais. Les responsables se servent des shorts, pour manipuler les marchés. Ils se servent de la force et de la bêtise aveugle de la bête pour la dompter. Les « shorts » sont les idiots utiles en cette phase du système.

Il n’y a rien de nouveau dans le déroulement des évènements, la crise suit son bonhomme de chemin, selon le canevas écrit par la logique. Tout se confirme.

L’ordre, le régime monétaire nouveau dans lequel nous sommes entrés en 2008, n’a pas changé, c’est ce qu’il faut comprendre, et tout ce qui se passe, aussi bien la tentative  de hausse des taux de la Fed de décembre que ses rachats de titres à long terme qui viennent à maturité, que les mesures à venir de Draghi en mars ou de la BOJ dans quelques semaines ou encore que les mesures que devra prendre la Bank of China, tout cela s’inscrit dans  le régime monétaire instauré en début de crise.

Nous sommes dans la gestion de ce régime, à l’intérieur et nous n’en sortons pas. Ce n’est pas Grande Réconciliation. C’est cela qui est  important pour juger les marchés. Nous nous élévons contre cette idée qu’il y a quelque chose de fondamentalement nouveau:  une rupture. Non.

La dégradation continue, les déséquilibres s’approfondissent, la crédibilité s’érode, le cynisme progresse, la fragilisation poursuit son travail de sape, mais nous  restons dans la même logique, celle de la financiarisation d’une part et de l’inflationnisme d’autre part.

Nous vous rappelons que l’inflationnisme à notre époque a peu à voir avec la hausse des prix des biens et des services, mais tout à voir avec la création de pouvoir d’acaht qui n’a pas pour contrepartie une production de richesses. Ce n’est pas parce qu’il y a du pouvoir d’achat distribué à certains acteurs économiques, que ce pouvoir d’achat est utilisé. Cette manne peut très bien se déverser sur autre chose, comme les assets, les véhicules de spéculation,  les billets de loterie. Cette manne peut très bien faire grève et se mettre au parking. Cette manne tombée du ciel peut y retourner et aller au « money heaven »!

 

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