Ci dessous une analyse de ce monde Orwellien, « autresmondes »
D’après le journal Dagens Nyheter, tous les dossiers concernant des affaires où des « réfugiés » sont impliqués, que ce soit en tant qu’auteurs, témoins ou même victimes, sont affublés du code « 291 » qui signifie que rien ne doit fuiter. Cela concerne aussi les cas d’incendies criminels contre les centres de réfugiés. Une directive interne de la police suédoise prévoit pour ces cas que « Rien ne doit sortir à l’extérieur ».
Proportionnellement à sa population, la Suède est le pays d’Europe qui a accueilli le plus de demandeurs d’asile. C’est aussi devenu le pays avec le taux de viols le plus élevé d’Europe.
Mon sentiment est que nos sociétés sont en train de se disloquer, déja , j’ai l’impression, lorsque je fais le tour des nouvelles de me sentir dans un « autresmondes ». Je lis cela comme un étranger, j’ai un sentiement d’étrangeté, qui me replonge dans « l’étranger » de Camus. Les divisions humaines ne sont pas seulement géographiques, nationales, elles peuvent etre radicales en fonction d’autres lignes de partage que la géographie, la religion etc.
Tout cela est au delà de l’opinion, je suis habitué à penser autrement et à ne pas me reconnaitre dans les opinions du plus grand nombre de la bien pensance, non c’est une question plus profonde. Ce ne sont plus les idées qui sont différentes, ce sont les êtres, les personnes, ce qui fait d’ailleurs qu’il n’y a plus d’échanges, plus de discussions possibles. Eux mêmes, les habitants d’autresmondes l’ont compris, ils ne discutent plus avec vous, ils vous bannissent, ils vous rejettent, ils vous excommunient si on peut dire. En Allemagne le parti AfD qui est contre « autresmondes », ce parti est banni de débat politique à la télévision, pourtant il dépasse les 10%.
La volonté de détruire tout ce sur quoi nous nous sommes élevés, construits, est proprement effarante, elle s’autorise tout, de la mauvaise foi au mensonge, du contrôle à la manipulation des lois, de la justice et de la police.
Les clivages, les polarisations se font suivant de nombreux axes, mais on sent qu’il y a des nébuleuses, des complexes, qui ont une logique propre, elles ne se sont pas cohérentes, mais elles se complètent et nous reconnaissons maintenant très vite, même sans le formuler, l’autre, celui qui est de cet « autresmondes ».
Je propose audacieusement de raisonner en termes de « classe »; comme le faisaient Marx et ses épigones. Cela ne correspond pas à une réalité, bien sur, mais c’est un concept qui permet de raisonner et d ‘avancer. Ne venez pas me dire que les « classes n’existent pas ou plus. Elles n’ont jamais existé, le concept est un opérateur de raisonnement, un outil pour raisonner. Et un outil pour une praxis, rien que le fait de l’utiliser permet un début de prise de conscience, ce qui est la base de la constitution de toute classe. Il y a un lien entre: nommer, faire prendre conscience et créer des solidarités.
Nos pays sont divisés en deux classes, pour moi la vraie ligne de partage est celle de la production. Il y a ceux qui accomplissent un travail productif de biens et de services et il y a ceux qui ne le font pas, mais vivent bien et pour certains, très bien, grâce à la prédation/ répartition. Cette distinction est à la hache, et bien sur beaucoup couperont les cheveux en quatre pour la déprécier. Mais je répondrais que les classes c’est un peu comme ce que l’on dit de la pornographie: « je ne peux exactement la définir, mais je sais la reconnaitre quand je suis placé en face d’elle ». Je sais quand je suis face à mon semblable, je sais quand je suis face à l’autre.
Les Américains ont cette distinction entre « producers » et « takers ». Ceux qui produisent et ceux qui prennent. Ceux qui font les efforts et ceux qui en profitent car ils ont ont titre à préléver. Un producteur est toujours différent d’un « taker », il connait le prix des choses, il a un lien avec le réel, il est enraciné, ancré dans le monde réel par l’effort que constitue la production. Le taker est dans la convention, le rêve, il bénéficie d’un certain ordre, garanti par un pouvoir. Le taker trépigne, exige, argutie; le producteur « fait ». Il est ainsi plus souvent attaché au droit de propriété qui n’est qu’un prolongement de lui même et de son activité, à la préservation des racines, des identités car c’est tout cela qui le définit. Les takers sont du côté de la toute puissance puisqu’ils son enfants-rois, ils sont entretenus et ils considèrent que c’est normal, ils vivent dans le « nyaqua », ils vivent dans un monde de droits et pas dans un monde de production. C’est par le haut, c’est à dire par l’Idée, le Contrat, la Constitution, bref par l’abstraction qu’ils vivent, ce sont les gérants de l’abstraction de nos sociétés. D’ou d’ailleurs ce mépris que l’on a en France en particulier pour les travailleurs manuels et le statut privilégié des pseudo intellectuels de tout poil.
Le pouvoir des »takers », réflechissez-y tient au fait que la société a évolué vers de plus en plus d’abstraction, vers le « cool », vers les médias, vers les signes et qu’elle s’éloigne de plus en plus de ce qui est , vivant, « chaud », « Hot », ce que les modernistes , tous des takers, considèrent comme ringard. Le « taker », le profiteur est « cool », le « producteur », sa victime est « hot ». Le « taker » joue sur le noir/blanc, le « producteur » joue sur toute la palette des couleurs de la vie.
Le pouvoir des « takers », s’articule autour de cette chose incroyable que vous n’arrivez même plus à contester, la prédation fiscale. Cette classe tire son pouvoir de ce qu’elle vous prend au nom de l’impôt , au nom des droits qu’elle étend de plus en plus pour augmenter son poids social et sa clientèle politique. Plus ils vous prennent et plus ils ont de pouvoir sur vous. Et ils s’agrandissent en tant que classe, se nourrissant des ressource que vous leur abandonnez pour qu’ils puissent prospérer, c’est net avec l’immigration, les migrants, les fonctionnaires parasites. C’est vous qui financez votre dilution par le remplacisme.
Ce qui me frappe quand je regarde les études et que je décortique les sondages et les votes, c’est le fait que l’électorat du Front National et de ceux qui s’en sentent proches, finit par ressembler, par avoir la logique d’une classe au sens évoqué ci dessus. Le Front est le parti des ouvriers, des jeunes, des classes moyennes déclassées, des chômeurs, c’est une sorte de « parti des gens qui n’ont plus grand chose à perdre », ce qui n’est pas loin d’une sorte de prolétariat au sens marxiste.
Si les dirigeants du Front le comprenaient, ils élaboreraient une stratégie en conséquence, elle briserait ce qui reste de la fausse gauche ambigue de Mélenchon et de ses intellos masturbateurs, elle ravagerait ce qui reste de Première Gauche au PS, et cela lui ouvrirait les portes du pouvoir. Nous sommes surs que, toute mystification levée, la mystification Républicaine en particuler, la classe que j’ai ainsi définie est majoritaire dans le pays.