Les places asiatiques rechutent dans le sillage de Shanghai ce mardi, le marché chinois redonnant pas moins de 6%, suivi de Hong Kong en repli de 2,4%.
Tokyo perd 2,3%, Singapour et Seoul -1%… La Bourse américaine a aussi commencé la semaine en net repli, plombée par la rechute de plus de 7% des cours du pétrole, retombés nettement sous les 30$ le baril de brut WTI, à 29,45$. On entendu un peu moins les tenantsde la thèse du soft landing Chinois!
Ce que les observateurs n’ont pas compris, c’est que la situation chinoise est une impasse; la régulation est quasi impossible . Pour obtenir un atterrrissage en douceur il faut créer du crédit et des liquidités, mais si on crée du crédit et des liquidités, les capitaux fuient et le change trinque. Or les Chinois savent que si le change baisse de façon désordonée c’est une autre catastrophe.
La contagion mondiale, la ronde infernale se font par le biais des marchés de capitaux. Elle se font à la baisse comme elle s’était faite à la hausse lors des QE Américains. Les QE Européens et Japonais n’ont pas la même efficacité que ceux des Américains car les USA les neutralisent en empêchant la hausse du dollar. Il faudraient qu’ils acceptent la hausse du dollar, mais alors ils rencontreraient plus de vents contraires à l’exportation ce qui accélèrerait le ralentissement de la modeste croissance dont ils benefiicient encore. Nous sommes dans la phase trois de la crise, celle de l’éclatement de la bulle périphérique avec son choc en retour sur le Centre et l’accumulation des contradictions du Système paralyse les autorités. Elles ne trouvent pas le moyen de dépasser les contradictions de cette phase. Tout ce que nous constatons « à la descente » était inclus déjà dans » la montée ». Et plus encore car il y une dissymétrie; au cours de la phase de montée, les déséquilibres se sont amplifiés et étendus géographquement.
En fait il faudrait remonter toute la méconique qui a été déclenchée en 2013 lors des signes avant coureurs de Taper, puis de 2014 avec le Taper, puis de 2015 avec le resserrement de la liquidités mondiale, puis de décembre 2015 avec la hausse des taux.
Il fallait écouter ceux qui étaient partisans de ne rien toucher et de tenter de fonctionner et de s’installer sur un plateau de la politique monétaire sans revenir en arrière.
Important:
On commence à comprendre que les réserves chinoises sont en réalité faibles et non pas gigantesques , rapportées à leur vrai critère qui est la masse monétaire M2.
“By almost all measures, China’s $3.3 trillion foreign reserves, the world’s largest, look formidable. Except one. Compared with the amount of yuan sloshing around in the economy, a proxy for potential capital outflows, China’s firepower seems limited. The dollar reserves account for 15.5% of M2, a broad measure of money in circulation. That’s the lowest since 2004 and is less than levels in most Asian economies including Thailand, Singapore, Taiwan, Philippines and Malaysia… It is not to say all the money will leave China — people need yuan to buy clothes, pay rent and fill up the gas tank.”
Le rouge du risk-off est mis
Les taux allemands à deux, trois et cinq ans ont atteint de nouveaux planchers historiques ce matin. Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne cède actuellement 0,03 point à 0,45%, tandis que le taux de l’obligation à 5 ans ressort à -0,242% et celui à 2 ans atteint -0,453%. Bloomberg note que les taux à deux ans néerlandais et autrichiens ont également touché de nouveaux plus bas ce matin. Les taux d’emprunt de la France reculent aussi avec un taux à 10 ans de 0,74%, au plus bas depuis le début du mois de mai.
[Bloomberg] China’s Stocks Fall to 13-Month Low Amid Capital Outflow Concern
[Bloomberg] Offshore Yuan Resumes Drop as Oil Reignites Global Risk Aversion
[Bloomberg] Gold Surges to Highest This Year as Turmoil Skewers Rate Outlook
[Bloomberg] Emerging-Market Stocks Snap Two-Day Rally as Oil Damps Outlook
[WSJ] As Stock Prices Slump, Don’t Count on Buybacks
[Time] The U.S. Is Point-Blank Accusing Vladimir Putin of Corruption