Taubira a fait son temps , fini le sociétal, c’est le temps du Macron superstar

Sans commentaire, Taubira a été manipulée, elle a servi , elle est usée, maintenant on la jette. Ratification d’une nouvelle phase qui prépare les combats de 2017. Nous avions  annoncé son départ et la possibilité qu’elle aille à la culture il y a deux semaines.

La démission de Christiane Taubira signe le départ d’une ministre qui a cristallisé les passions depuis son arrivée à la Justice, où elle est devenue en près de quatre ans une icône pour les uns et une cible privilégiée pour les autres.

Elle a représenté la sensibilité la plus à gauche, en matière sociétale, des gouvernements de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, et plus encore depuis que le débat sur la déchéance de nationalité lézarde la majorité.

Ces dernières semaines, elle n’a pas hésité à manifester son opposition au projet de l’exécutif d’inscrire cette mesure dans la Constitution. Et joué ainsi un rôle qu’elle tient depuis plus de 20 ans, celui de personnalité atypique à gauche, rétive à la discipline de parti.

Paria d’une partie de son camp, qui l’accuse d’avoir participé, par sa candidature à la présidentielle de 2002, à l’échec de Lionel Jospin en raison de la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour, l’ex-militante indépendantiste renvoyait aussi l’image d’une pasionaria au fort ancrage local.

Pourtant, il lui suffit de quelques mois, après sa nomination place Vendôme en 2012, pour devenir une personnalité incontournable, parmi les plus populaires du gouvernement, et une cible de la droite, qui la taxe de laxisme.

Christiane Taubira essuie des critiques jusque dans son propre camp, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, fustigeant son projet de réforme pénale supprimant les peines planchers et instaurant une alternative à la prison.

Mais c’est le même homme, devenu Premier ministre, qui confirme à son poste en 2014 une personnalité auréolée de l’adoption en 2013 de la loi sur le mariage homosexuel, qu’elle a portée face aux manifestations monstres d’opposants.

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