Les cotes de confiance de François Hollande et Manuel Valls ont chacune baissé de trois points par rapport à fin décembre, à 24% pour le président et 32% pour le Premier ministre, selon un sondage Harris Interactive pour Délits d’opinion paru lundi.
De la même facon qu’il y encore un long chemin, « a long way » pour que les cours de Bourse rejoignent les fondamentales, avec 24% pour le Président et 32% pour le Premier Ministre, il ya encore du chemin à faire pour mettre le couple à sa vraie valeur. En termes techniques toujours boursiers, le couple est suracheté! Mais cela n’a aucune importance.
Plus sérieusement ce qui frappe par leur indigence, ce sont les commentaires des sondeurs et des médias.
Quelques remarques:
- les embellies sur les évènements comme les attentats ou les interventions militaires ne sont jamais durables.
- Hollande a choisi de donner une relative satisfaction aux Allemands et au Medef, on ne peut s’attendre à ce que cela plaise aux citoyens français, ils sont temporairement sacrifiés.
- Hollande joue sur l’amnésie des électeurs et il a raison, la preuve c’est que ceux ci plébiscitent Juppé alors qu’ils le haissaient il y a quelques années.
- Hollande a une stratégie électorale qui repose sur des espoirs de résulats au bon moment et si les résultats ne sont pas au rendez vous, il tentera d’en fabriquer « à la main ».
- Hollande a une tactique qui consiste à squeezer ses pseudo adversaires dans une configuration tripolaire qu’ils n’arrivent ni à analyser ni à dépasser.
- Ses pseudo adversaires ont fait l’imbécillité de faire une primaire destructrice, ils ne savent il est vrai qu’imiter sans réflechir.
La cote du chef de l’Etat retombe à son niveau d’octobre, avant un mois de novembre marqué par les attaques de Paris et Saint-Denis et une spectaculaire embellie dans les sondages.
Le chef du gouvernement, dont la cote est inférieure de deux points à celle d’octobre, revient à son niveau d’août 2014, le plus bas jamais atteint par Manuel Valls depuis son entrée à Matignon il y a un peu moins de deux ans.
Pour le couple exécutif, le recul est particulièrement net auprès des sympathisants de gauche: François Hollande perd onze points chez les socialistes et 12 chez les partisans du Front de gauche, et le Premier ministre en perd neuf dans les rangs socialistes.
« Les sympathisants de gauche critiques mettent en avant les promesses non tenues ainsi que la politique menée (un positionnement jugé trop à droite, une déception sur le plan économique, l’absence perçue de constance) », selon Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique-opinion de Harris Interactive.