L’absence de suivi dans la hausse des marchés est inquétante. On anticipe les nouvelles, on les salue, on les joue, puis quand vient le temps de la réflexion, on abandonne, soit on s’abstient, soit on vend.
Nous avons bénéficié de trois bonnes nouvelles:
-1 la promesse de Draghi de faire plus en Mars et de n’avoir aucune limite
-2 l’annonce par Kuroda d’aller « full in », de jouer le tout pour le tout avec les taux négatifs
-3 la rumeur de négociations pour réduire le surplus pétrolier
La semaine dernière on a monté opportunément, ce qui a permis de s’écarter du gouffre. hélas, en début de semaine, nous ne constatons aucun suivi.
Ceci indique quatre choses:
-la communauté spéculative est sceptique
-la communauté spéculative doute de la réalisation des promesses
-la communauté spéculative pense que tout cela ne sera pas efficace
-les forces négatives de deleveraging et de risk-off sont puissantes
La technique globale de concertation repose maintenant sur :
-le bluff
-la répétition
-un arsenal limité
On soutient les cours, à l’économie, avec le moins de munitions possibles.
Cependant nous en tirons une conviction, le choix est de ne pas laisser tomber, d’essayer d’enrayer la dégringolade. Et c’est essentiel.
Nous pensons que les autorités vont tirer en salves jusqu’à ce que la psychologie soit renversée.
La psychologie demande, exige que la Réserve Fédérale aille plus loin que les propos « dovish », qu’elle fasse un geste.
Nous espérons et attendons ce geste concret.
EN PRIME: GOLDMAN SACHS:
-« Despite the sharp bounce in oil prices that these headlines generated, we do not expect such a cut will occur unless global growth weakens sharply from current levels, which is not our economists’ forecast. This view is anchored by our belief that such a cut would be self-defeating given the short-cycle of shale production and the only nascent non-OPEC supply response to OPEC’s November 2014 decision to maximize long-term revenues. »