Un mois de janvier sanglant pour vos banques

Bien entendu vous ne verrez pas cela dans vos médias MSM, tant que nous n’attirons pas leur attention ils ne voient rien! La crise du pétrole est plus ou moins stoppée par des rumeurs  et des interventions concertées, le pétrole cherche à se stabiliser.

Hélas, à peine la locomotive qui tire les marchés à la baisse s’est elle arrêté qu’une autre prend le relai, et celle là est encore plus puissante car c’est elle qui tire toute l’économie mondiale; nous voulons parler du système bancaire mondial, non seulement il est panne, mais il fait marche arrière, il dévale la pente. Cette  fois, c’est le crédit qui flanche , et nous ne sommes pas encore entrés en récession, nous n’avons pas encore pris en compte les effets des évènements survenus au cours de 2015. Nous n’avons pas comptabilisé le cout des dégradations de rating, le cout des défaillances, le ralentissement des émissions et des opérations financières. Les banques font commerce de l’argent et la bicyclette du crédit se grippe. Il ne manquerait plus qu’une  perturbation majeure comme la mise en flottement du Yuan pour …

Cela fait une  semaine que nous en parlons, graphiques et analyses à l’appui. Allez voir nos différents articles .  Le mouvement de dégringolade et de perte de confiance est mondial, il touche aussi bien la Chine que l’Asie , les Etats-Unis que l’Europe! Aussi bien les pays faibles comme l’Italie que les pays forts comme les USA! Les cours sont dans la plupart des cas bien plus bas que les plus bas qui avaient été enregistrés lors du krach financier du mois d’aout, ce qui veut dire quelque chose, n’en doutons pas. Ce sont, à ce stade, des trillions qui se sont évaporés, globalement. Sans compter les dégats sur les dérivés et les instruments d’assurance; les CDS et autres. Dans certains pays, les pertes sont intervenues malgré des « plunge protection team » fort peu discrets.

Les banques voient leurs profitabilité se contracter, les marchés financiers sur lesquels elles opèrent s’effondrer, la valeur de leur portefeuille s’éroder, les crédits à risque se détériorer et en plus on leur colle des taux zéro ou négatifs. En plus il faut encaisser les défaillances dans les pays émergents, chez les producteurs de commodities et enfin chez les pétroliers, cela fait beaucoup.

La chute des banques est significative car nous sommes dans  une situation de dissymétrie de l’information:   elles savent tout ce que nous ne savons pas et qu’elles nous cachent. Elles sont initiées.

Voici quelques chiffres.

Les actions des banques Américaines ont chuté de 12,6% en Janvier, plus de 15% si on ne tient pas compte de l’intervention sur ordre intervenue vendredi .

Les actions des banques Européennes ont chuté de 14,6% sur le mois de janvier;  on est 11% plus bas que lors de la crise du mois d’Aout.

En Italie, la banque Monte dei Paschi a perdu … 45% tandis que l’indice FT des banques Italiennes abandonnait 22,8%. Unicredit qui est la plus grande banque italienne chutait de 31%.

Nous vous rappelons que les portefeuilles des banques italiennes, bourrées d’obligations souveraines de leur pays sont soutenus artificiellement par les achats de QE de Draghi, on n’ose imaginer ce que seraient leurs actifs si leur portefeuille était à son vrai prix. Les prêts non performants sont évalués entre 200 et 400 milliards!

En Allemagne la situation frôle la crise de confiance avec une Deutsche Bank en plongeon de 26% sur le mois.

L’autre géant BNP Paribas fait à peine moins mal et abandonne 16%.

Barclays perd 18%; Société Générale 17%, Crédit Agricole « qui investit près de chez vous » 15%, et Royal Bank of Scotland 17%.

Le problème est que l’on a atteint un stade ou les QE  ont fait leur temps, ils ne permettent plus d’inflater les Bourses,  plus personne, sauf Draghi,  ne croit à leur efficacité et les QE au contraire d’aider les banques, les laminent, ils détruisent leur « business model ». Les pentes  des courbes de taux sont funestes, que dire des taux négatifs…

Laisser un commentaire