l’indice Nikkei chute de 5,40%
Les autorités vont avoir du mal à nier la guerre des monnaies , elle n’est même plus à fleurets mouchetés. Nous vous rapellons que les USA veulent un dollar-roi, un dollar qui dicte sa loi, mais qu’un dollar-roi ne signifie pas un dollar cher. Un dollar roi c’est un dollar qui s’établit au niveau qui convient aux USA . Et ici le ralentissement en cours aux USA les conduit à travailler subrepticement pour un dollar qui glisse. les propos dovish que nous avions prévus et ensuite analysés en sont l’instrument.
Par ailleurs la grande vague de risk-off conduit au deleveraging généralisé, ce qui produit des rachats sur le Yen et l’Euro. On attend une timide réaction de la BCE.
La Bourse de Tokyo a fini en baisse de plus de 5% mardi, en pleine débâcle des places financières mondiales, alors que le yen, valeur refuge, est monté au plus haut depuis novembre 2014 face au dollar.L’indice phare des 225 valeurs vedettes a lâché 5,40% (-918,86 points) à l’issue des échanges, à 16.085,44 points, accusant son recul le plus important depuis juin 2013. Il avait rebondi lundi après quatre séances négatives.
Sur le volet des changes, le dollar a glissé sous la barre des 115 yens pour la première fois en plus d’un an. Il s’affichait à la clôture de la place tokyoïte à 114,71 yens, contre 117,38 yens lundi. L’euro se repliait aussi et valait 128,56 yens.
Note: les banques ne chutent pas en raison des craintes sur la croissance, ceci est de la poudre aux yeux, les banques chutent en raison des sinistres en préparation, en raison de la chute des bourses et de la valeur de leurs actifs. Elles sont détruites par les politiques de taux zero et de taux negatifs qui font exploser leur « business model ». Voir nos analyses par ailleurs.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a battu en brèche mardi les espoirs d’une remontée des prix du pétrole à court terme, confirmant que le monde devrait rester submergé d’or noir face à une demande fragile.
« Dans ces conditions, le risque de baisse à court terme s’est accentué », a estimé l’AIE dans son rapport mensuel de février, évoquant également un accroissement probable des stocks. Le bras énergétique de l’OCDE a démonté un par un les facteurs d’optimisme qui avaient permis aux cours du pétrole de reprendre un peu de couleurs ces derniers jours, et de repasser au-dessus de la barre de 30 dollars le baril, après leur chute autour de 27 dollars en janvier, un point bas en près de 13 ans.
Ainsi, mieux vaut ne pas compter sur une baisse concertée de l’offre entre les principaux producteurs, membres ou non de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), pour voir les prix remonter.
« La spéculation continuelle sur un accord entre l’Opep et les principaux producteurs non-Opep en vue de réduire la production n’est rien d’autre que de la spéculation », a-t-elle prévenu: « la probabilité d’une réduction concertée est très faible ».
[Bloomberg] Japanese Stocks Plunge Amid Global Equity Selloff, Stronger Yen
[Reuters] Nikkei sinks 4 pct as bank shares dive on global growth fears
[Bloomberg] Yen Jumps to 2014 High as Japan 10-Year Yield Drops Below Zero
[Bloomberg] Emerging-Market Stocks, Currencies Drop as Investors Seek Havens
[Bloomberg] Japan’s Ten-Year Yield Falls to Zero for the First Time
[NYT, Eavis] Nervousness About Global Banking Giants Intensifies
[WSJ] Global Growth Fears Hit Bank Stocks