Oui mais à Varoufakis..

Vous savez que nous partageons les thèses économiques de Varoufakis et en particulier la nécessité de restructurer les dettes et de se donner la possibilité de créer du crédit afin de le consacrer non  à l’usure bancaire ou à la consommation, mais à l’investissement productif.

Nous sommes, comme lui, pour la création de monnaies nationales parallèles à la monnaie ex-unique. Pour le reste nous divergeons, en particulier sur le rôle de l’état, sur le constructivisme et le dirigisme.

Nous avons mis en gras ce que nous soutenons sans réserve. Nous divergeons bien sur, sur  l’analyse du phénomène migratoire et les réponses à y apporter:  nous ne sommes pas pour les « murs », nous sommes pour la suppression radicale des causes premières qui sont les guerres illégitimes menées par les Atlantistes.

Supprimez le service après vente des guerres qui est l’accueil des migrants  et vous bloquez le processus guerrier car « ils » ne savent pas quoi faire des millions de gens qu’ils mettent sur les routes. Le plan 2016 des USA va détruire des concentrations  urbaines qui vont mettre sans  abri plus de 1 million de gens et réduire en ruines pour 200 milliards d’équipements collectifs.

Sept mois après avoir démissionné du gouvernement de « gauche radicale » d’Alexis Tsipras, Varoufakis a présenté à Berlin DIEM 25, soit Democracy in Europe – Movement – 2025. Ce mouvement paneuropéen veut agir pour plus de démocratie et de transparence dans l’Europe en crise.

Varoufakis a dressé le portrait d’une Europe qui se fourvoie. Il a fustigé « l’échec spectaculaire (des 28 pays membres de l’UE) à gérer la crise des réfugiés (…) à l’exception possible d’Angela Merkel », la chancelière allemande avec qui il a pourtant croisé le fer l’an dernier lors de son bref passage aux commandes des finances grecques.

La solution à l’arrivée sur le Vieux Continent de centaines de milliers de personnes jetées sur les routes de l’exode par les guerres et la misère « n’est pas de construire des murs ». Selon lui, « ces barbelés et ces murs reflètent l’insécurité et ne font que répandre de l’insécurité ».

« La désintégration de l’Union européenne va susciter un effondrement qui va ressembler de manière terrible à ce qui s’est passé dans les années 30 » avec l’arrivée des nazis au pouvoir, a-t-il pronostiqué. Il s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisé à la Volksbühne, une des scènes théâtrales les plus connues d’Allemagne.

Contrôle démocratique
Le mouvement de M. Varoufakis a pour objectif d’en finir avec « un processus de décision politique opaque » dont « l’objectif est d’empêcher les Européens d’exercer un contrôle démocratique sur leur argent, leur finance, leurs conditions de travail et l’environnement », selon le manifeste fondateur.

« Ouvert à tous les démocrates » en Europe, DIEM 25 a pour le moment bénéficié d’un soutien modéré de la gauche européenne. L’ancien ministre français, Arnaud Montebourg, pourtant annoncé par M. Varoufakis, n’a pas fait le déplacement à Berlin.

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